12192018Headline:

La météo politique ivoirienne, depuis 72 heures, fait apparaître dans le ciel, un grand risque orageux ; La crise entre Ouattara et Bédié a pris du volume.

La météo politique ivoirienne, depuis 72 heures, fait apparaître dans le ciel, un grand risque orageux. Et pour cause ! La crise entre le chef de l’État, Alassane Ouattara et son « aîné », Henri Konan Bédié, a pris du volume, pour déboucher sur une rupture brutale de l’accord politique qui liait les deux hommes, dans le groupement politique du Rassemblement des houphouetistes pour la démocratie et la paix ( Rhdp). Henri Konan Bédié s’est mis, dès lors à l’heure du combat politique et a enfilé ses « gants ».

Il multiplie les rencontres avec ses ministres, élus et cadres du parti et met en ordre de bataille sa troupe et tisse de nouvelles alliances à travers une « plate-forme ». En toile de fond, affaiblir psychologiquement l’adversaire, dans un premier temps, avant de lui porter le coup de grâce en 2020. Pour atteindre l’objectif du retour de son parti en 2020. Mais, en même temps, au sein du Pdci, il ouvre la voie à des calculs, puisque chacun doit se déterminer face à la nouvelle donne qui prévaut. Pour Gnamien Yao, Grand conférencier du parti de Bédié, que nous avons joint le jeudi 9 août 2018, « c’est dans l’ordre normal des choses que cette rupture intervient ». « Le Pdci-rda ne peut passer 20 ans sans avoir d’ambition présidentielle. Ne pas avoir d’ambition présidentielle va faire disparaître le parti » a fait valoir l’ancien ministre de Laurent Gbagbo. La nouvelle posture de Bédié et du Pdci face à Alassane Ouattara est en phase avec celle des Ivoiriens, pense Gnamien Yao. Qui soutient que « les Ivoiriens attendent ça depuis longtemps ».

La rencontre entre Bédié et ses ministres n’a de sens que pour mettre les uns et les autres en face de leurs responsabilités. Maintenant, estime-t-il « il appartient à chacun de se déterminer ». Gnamien Yao estime que s’il arrivait au président Henri Konan Bédié de demander aux ministres Pdci de quitter le gouvernement « le bon sens voudrait que ceux-ci fassent froidement des analyses pour se déterminer ». Car, dira-t-il « avec le communiqué que nous avons lu, il appartient à chacun de se déterminer. Normalement, aujourd’hui, si le président Bédié, leur demande de sortir du gouvernement, et qu’ils se reconnaissent encore en lui, ils doivent sortir. S’ils refusent de sortir du gouvernement, ils n’ont plus de légitimité…Dans un parti de gouvernement, c’est-à-dire que tu n’es pas au pouvoir et que tu participes à l’action gouvernementale, tu ne dois ta légitimité qu’à la volonté de ton parti. Si ton parti te demande de quitter le gouvernement et que tu refuses, tu fais quoi la-bas ? Si le président Bédié te demande de sortir du gouvernement et que tu refuses, à partir de cet instant là, tu n’es plus membre du parti démocratique de Côte d’Ivoire » a craché le Grand conférencier du Pdci.

Il pense que sortir du gouvernement, dans les conditions de crise actuelle entre Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié a un parfum moralisateur de la démocratie et ce n’est pas « être contre la République ». Il invite les militants et cadres à faire bloc autour de la posture de Bédié.

 

linfodrome.com

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