02032023Headline:

La police sud-coréenne attribue la bousculade mortelle de Séoul à de la négligence

«Aucune mesure appropriée n’a été prise même après avoir reçu les appels d’urgence» le jour de la catastrophe, a-t-il insisté, ajoutant que le manque de coopération entre les autorités compétentes et les lenteurs de communication avaient contribué à alourdir le bilan.

Six personnes ont été arrêtées dans le cadre de cette enquête, dont Lee Im-jae, l’ancien commissaire de police de Yongsan qui couvre le quartier d’Itaewon, et Park Hee-young, le chef du district de Yongsan.

Tous deux sont en détention pour négligence professionnelle ayant entraîné la mort d’autrui. En décembre, un adolescent ayant survécu au drame a été retrouvé mort dans ce qui semble être un suicide. Les autorités ont décidé de le compter comme une victime du désastre, portant le nombre de victimes à 159.

«Difficile de conclure à un manquement au devoir»

L’équipe d’enquêteurs s’est toutefois gardée de nommer des responsables dans le gouvernement ou la police, arguant qu’il était «difficile de conclure à un manquement au devoir».

Le ministre de l’Intérieur a été vivement critiqué à la suite de la tragédie, certains appelant à sa démission après qu’il eut affirmé que la mobilisation de davantage de pompiers et policiers n’aurait pas empêché le drame.

Il s’est depuis excusé à de nombreuses reprises, notamment auprès des familles des victimes la semaine dernière, mais n’a pas présenté sa démission. La transformation rapide de la Corée du Sud, d’une nation pauvre déchirée par la guerre en économie de premier plan au rayonnement culturel mondial, reste une fierté nationale.

Mais une série de catastrophes qui auraient pu être évitées –telles que le drame d’Itaewon et le naufrage du ferry Sewol en 2014 dans lequel 304 personnes sont mortes– ont ébranlé la confiance des Coréens dans les autorités.

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