12142017Headline:

Laurent Gbagbo était pris en otage par des barons du FPI

Sam en larmes

Le procès de l’ancien président Laurent Gbagbo et de son ex-ministre Charles Blé Goudé continue de livrer des secrets. Au quatrième jour de son interrogatoire à la barre de la Cour pénale internationale (CPI), ce jeudi 10 mars, Sam Mohamed Jichi, dit Sam l’Africain, le témoin à charge ayant refusé l’anonymat a encore fait de graves révélations qui accablent cette fois-ci le camp Gbagbo.

Sanglé dans un grand boubou taillé dans un basin riche, de couleur rouge bordeaux, le président de la Nouvelle alliance de la Côte d’Ivoire pour la patrie (NACIP), Sam l’Africain qui était au quatrième jour de son passage à la barre de la CPI a laissé entendre que Laurent Gbagbo a été pris en otage par des barons du Front populaire ivoirien (FPI) et la sécurité de l’ex-première dame Simone Gbagbo. Alors que ce 11 mars 2011, en pleine crise postélectorale, l’ancien président ivoirien s’apprêtait à faire un discours à la nation, dans lequel, il devait annoncer sa démission.

« Il s’agissait du 11 mars lorsque j’étais au secrétariat du directeur de cabinet adjoint du président de la république, Dr Issa Malick Coulibaly. Je regardais le journal lorsqu’on a vu un communiqué de la présidence de la république qui disait que SEM le président Laurent Gbagbo allait s’adresser à la nation », raconte Sam l’Africain qui ajoute : « Au moment où, on voulait voir le président pour avoir plus d’informations, la première Dame, Simone Ehivet Gbagbo était arrivée avec d’autres barons du Front populaire ivoirien (FPI). 45mn après, quand nous avons demandé de rencontrer le président, ils nous ont fait savoir que pour le voir, il fallait d’abord passer par la première Dame et surtout avec le consentement du Commandant Séka Séka, son aide de camp », révèle le président de la NACIP qui dit avoir été surpris et choqué par cette attitude qu’il a assimilé à un coup de force perpétré par les proches de Laurent Gbagbo.

« Pour moi c’était un coup d’Etat. C’était comme si le président Gbagbo était en résidence surveillée », a précisé le témoin à l’accusation avec beaucoup d’amertume.

Sam l’Africain qui témoigne à visage découvert, a soutenu lundi, lors de son premier passage à la barre que « Gbagbo s’est humilié pour sauver la Côte d’Ivoire » et que le slogan de campagne ‘’on gagne ou on gagne’’ de l’ex-majorité présidentielle (LMP) n’avait rien de violent.

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