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Le budget 2018 de l’État voté après des débats houleux/ce qui s’est passé

Les députés membres de la Commission des Affaires économiques et financières de l’Assemblée nationale ivoirienne ont voté vendredi soir, à l’unanimité, le budget de l’État pour l’année 2018, après près de cinq heures de débats houĺeux.

“Le projet de loi de finances portant budget de l’État pour l’année 2018 est adoptée à l’unanimité des membres de la Commission des Affaires économiques et financières de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire”, a déclaré le président de la Commission, Mamadou Sanogo.

 

La session qui a débutée peu après 15H GMT s’est achevée à 20H. Il s’agit d’une poursuite des discussions, qui interviennent après la suspension des débats de mardi. Elle a été marquée par un vote à l’unanimité.

 

L’exercice, dira-il, a été “passionnant” mais les échanges ont abouti à l’adoption du projet de loi de finances portant budget de l’État pour l’année 2018. Un budget estimé à 6.756 milliards Fcfa, en hausse de 4,8% par rapport au budget révisé de 2017.

 

Le secrétaire d’État auprès du Premier ministre ivoirien, chargé du Budget et du portefeuille de l’Etat, Moussa Sanogo, s’est félicité de ces débats qui “enracinent la démocratie” dans le pays et qui permettent que les choses aillent de l’avant.

 

“On a eu de longues heures d’échanges, des échanges fructueux et très enrichissants. Je voudrais dire que cet exercice a été une grosse source d’expérience pour moi”, a-t-il dit, tout en relevant la perspicacité des représentants du peuple et l’analyse de l’ensemble des documents soumis aux députés.

 

“Je considère que tout cela procède de la volonté commune et partagée de faire avancer les choses” au profit du peuple, a ajouté le Secrétaire d’Etat, confiant répartir de l’hémicycle “ragaillardi et rassuré” que la démocratie ivoirienne est “bien tenue”.

 

Le budget d’État pour l’année 2018 comprend de nouvelles impositions, entre autres, la taxe sur les transferts d’argent pour un taux de 0,5% lors des envois, une taxe de 5% dans le secteur bois et une taxe sur le cajou.

 

Un député de la Commission a demandé la suppression de la taxe sur les transferts d’argent qui selon lui contribue à la cherté de la vie, tandis que le député Anoblé Félix, a exigé l’amendement du texte consacrant la taxe de 5% dans la filière du bois qui pour lui est un secteur “sinistré”.

 

À ce stade, M. Moussa Sanogo, a fait savoir que l’impôt est “calibré dans les secteurs où l’activité économique est plus forte”. Il a soutenu que pour le secteur du bois, cette taxe concourt à sauvegarder le couvert forestier.

 

Il a défendu le maintien de sa proposition, faisant observer que les suggestions des députés entraînent une diminution des recettes. La loi indique que les propositions et amendements déposés ne sont pas recevables lorsqu’ils ont pour conséquence soit une diminution des ressources publiques ou la l’aggravation d’une charge publique.

 

Dans le budget 2018, les prévisions de recettes fiscales ont été fixées à 3.406 milliards Fcfa. Elles reposent sur des réformes en matière fiscale et douanière. Le Gouvernement prevoit en outre une rationalisation progressive des exonérations.

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