08192018Headline:

Le capitaine Dago Djah tué par des orpailleurs clandestins, Alain Lobognon dévoile le laxisme de l’Etat et exige à mettre un terme très rapidement à cette pratique d’orpaillage clandestin…

Après le meurtre du capitaine Dago Djah Pierre par des orpailleurs clandestins sur un site à Kofré dans le nord de la Côte d’Ivoire, le député de Fresco, l’honorable Alain Lobognon dénonce un laxisme de l’Etat et appelle à mettre un terme très rapidement à cette pratique d’orpaillage clandestin. Ci-dessous la déclaration du député Lobognon.

Quand l’information est tombée, j’ai d’abord cru à une rumeur avant d’admettre en ce 1er jour du mois d’Août 2918 que le drame a effectivement eu lieu en Côte d’Ivoire. Ce n’est d’ailleurs pas le premier. C’est pourquoi je ne peux m’empêcher de dénoncer la mort du Capitaine de Gendarmerie Pierre Dago Djah, assassiné par des voyous, alors qu’il était en mission. J’imagine et je partage la peine, la douleur, la tristesse et le deuil de sa famille biologique à qui j’adresse ma compassion et mes condoléances. J’exprime ma solidarité aux soldats blessés et l’ensemble des membres de la Gendarmerie nationale de Côte d’Ivoire.
Ce drame, notre pays aurait pu l’éviter. Car voilà plusieurs années que dure ce phénomène d’orpaillage illicite qui fait perdre aux Ivoiriens des ressources naturelles et financières très importantes. Je me rappelle, un temps, le gouvernement avait diagnostiqué le mal et le manque à gagner au niveau de l’agriculture locale et les risques de famine que l’orpaillage clandestin fait planer sur la grande région des Savanes. La mise en œuvre énergique des mesures arrêtées aurait permis d’éviter cet énième drame. Que non! De plus en plus de non nationaux traversant illégalement les frontières ivoiriennes, se sont installés autour de sites aurifères, imposant leurs lois et se livrant à des activités interdites.

Peut-on imaginer de telles pratiques dans d’autres pays? Le capitaine Dago Djah Pierre est « mort après avoir reçu des coups de pierres et d’armes blanches d’exploitants clandestins hostiles à la présence des forces dans leur environnement immédiat »? On sait aujourd’hui que ces quidams que l’on appelle « orpailleurs », avaient été prévenus de l’opération de déguerpissement. On sait également qu’ils s’étaient organisés pour s’y opposer. Et l’on a laissé faire. Ce drame rappelle celui d’avril 2017 à Hiré où au motif de l’arrestation d’un des leurs, les orpailleurs avaient organisé des représailles contre la gendarmerie. Des domiciles de gendarmes avaient été attaqués, leurs familles menacées, des biens des familles de gendarmes incendiés. Et en fin de compte, les gendarmes avaient été sanctionnés en se faisant tous affecter ailleurs. Jugés certainement fautifs à la place des vrais responsables, c’est à dire les orpailleurs clandestins.

Quelle sera la prochaine étape de cette affaire qui rappelle une autre à l’Ouest, où très vite, les responsables du lynchage d’un gendarme avait été vite identifiés et mis aux arrêts. Les Ivoiriens attendent dans leur majorité que les autorités en charge de La Défense et de la Sécurité agissent vite et mettent fin à ce phénomène d’orpaillage clandestin, qui parce que illégal, doit être effectivement interdit en Côte d’Ivoire.
Vivement! Il faut agir. Vite!

Alain Lobognon, Député à l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire

linfodrome.com

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