02052023Headline:

Le Mali libère les 46 soldats ivoiriens par grâce présidentielle, les 3 femmes condamnées à mort graciées

Ces soldats ivoiriens avaient été arrêtés au Mali, qualifiés de “mercenaires”, puis inculpés mi-août de “tentative d’atteinte à la sûreté extérieure de l’État” et écroués.

Trois d’entre eux, des femmes, avaient été libérées à la mi-septembre.

Le 30 décembre, la justice malienne avait condamné ces femmes à la peine de mort par contumace, et les 46 soldats toujours détenus à vingt ans de réclusion criminelle.

Le communiqué précise que ces soldats avaient été condamnés pour “crimes d’attentat et de complot contre le gouvernement, atteinte à la sûreté extérieure de l’État, détention, port et transport d’armes et de munitions de guerre ou de défense intentionnellement en relation avec une entreprise individuelle et collective ayant pour but de troubler l’ordre public par l’intimidation ou la terreur”.

Le 4 janvier, le président togolais, Faure Gnassingbé, chargé d’apaiser les tensions dans cette affaire, s’était déplacé à Bamako pour une visite de quelques heures.

Depuis le 10 juillet, la Côte d’Ivoire exige la libération de ses soldats en niant catégoriquement qu’ils aient été ou soient des “mercenaires”, affirmant qu’ils étaient en mission pour l’ONU, dans le cadre d’opérations de soutien logistique à la Mission des Nations unies au Mali (Minusma).

Le 22 décembre, une visite à Bamako d’une délégation officielle ivoirienne en présence du ministre togolais des Affaires étrangères s’était déroulée dans un esprit “fraternel”. Elle s’était conclue par la signature d’un mémorandum, le ministre ivoirien de la Défense, Téné Birahima Ouattara, frère du chef de l’État, soulignant que l’affaire était “en voie de résolution”.

Le président en exercice des États ouest-africains (Cédéao) avait assuré mercredi qu’il n’y aurait pas de sanctions contre le Mali dans l’immédiat malgré l’expiration de l’ultimatum fixé au 1er janvier à la junte malienne pour les libérer, pour laisser la médiation togolaise travailler à la libération des 46 militaires ivoiriens.

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