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Le président de la RDC finalement absent du sommet de la Communauté est-africaine à Arusha

Le président congolais ne participe pas au sommet des chefs d’État de la Communauté est-africaine (EAC), le 23e, qui s’est ouvert ce 24 novembre à Arusha en Tanzanie. Au menu des discussions : l’admission de la République fédérale de Somalie au sein de cette organisation sous-régionale et relancer le processus de paix dans l’Est de la RDC. Felix Tshisekedi y était donc attendu, d’autant plus que doit y être discuté le départ de la Force de l’EAC de cette partie du Congo.

À Arusha, au 23e Sommet ordinaire de l’EAC, Félix Tshisekedi est représenté par son vice-Premier ministre chargé de la Défense Jean-Pierre Bemba et son ministre d’État chargé de l’Intégration régionale Antipas Mbusa Nyamwisi.

Selon une source gouvernementale, il a privilégié la campagne électorale en cours, l’élection présidentielle étant prévue le 20 décembre en RDC. Cette campagne s’est ouverte le 19 novembre et le chef de l’État doit parcourir jusqu’à 26 provinces. Hier, il était à Kindu, dans la province du Maniema. Demain, il doit se rendre à Mbandaka, dans celle de l’Équateur.

Selon un membre de la délégation congolaise à Arusha, l’objectif de ce déplacement n’a toutefois pas changé : il s’agit de défendre le dossier congolais et d’acter le non-renouvellement du mandat de la Force régionale de l’EAC. Celle-ci est jugée inefficace par Kinshasa, qui a formellement demandé son départ, au plus tard le 8 décembre, date de la fin de son mandat. Elle est déployée dans l’Est de la RDC, au Nord et Nord-Ouest de Goma, dans la province du Nord-Kivu, où les rebelles du M23 sont présents et ont gagné du terrain ces dernières semaines.

Cette demande a été faite le mois dernier et la procédure veut qu’elle soit entérinée lors d’un sommet des chefs d’État. Ce qui pourrait s’avérer plus compliqué que prévu, car certains membres, notamment le Kenya – qui est à la tête de cette force de l’EAC – voient ce retrait comme un échec.

 

Autre facteur qui peut contribuer à l’absence du président congolais : les États-Unis ont fait pression en début de semaine pour que Félix Tshisekedi et son homologue rwandais se rencontrent à Arusha et fassent baisser la tension entre leur deux pays voisins. Or, Paul Kagamé est absent du Sommet : il y est représenté par son Premier ministre. Ce qui pourrait expliquer que le président de la RDC ait choisi de ne pas faire le déplacement pour se concentrer sur sa campagne.

 

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