12172017Headline:

Le RDR traitait Gbagbo de dictateur pour refus de marcher en temps de guerre Mais aujourd’hui refuse la marche de Gnangbo Kacou en temps de paix

Le RDR et le RHDP au pouvoir sont une sacrée honte, après l’affaire Gnangbo Kacou. Je m’explique. Nous sommes le 25 mars 2004. Une marche d’opposants à Laurent Gbagbo, pour exiger l’application des accords de Marcoussis est interdite. La marche elle-même n’eut jamais lieu, mais des personnes sont cueillies chez elles et massacrées. Bilan : 120 morts, selon l’Onu, 500 selon les organisateurs. Cibles privilégiées: les militants réels ou supposés du RDR et accessoirement du PDCI, qui étaient à cette époque considérés par le pouvoir, comme des pro-rebelles. L’histoire s’était déjà écrite de la même façon, un certain 3 décembre 2000, suite à l’invalidation de la candidature d’Alassane Ouattara, aux législatives de Kong.
Ces petites piqûres de rappel, pour dire que le RDR et le RHDP au pouvoir actuellement, sont bien placés pour savoir ce que cela fait que d’être empêché de marcher. Ils ont un rapport à la marche qui aurait dû forger leur ligne politique, à savoir qu’interdire une marche, empêcher une personne de marcher devrait être systématiquement, irrémédiablement et radicalement proscrite. A cause de son histoire, le réflexe de la mouvance au pouvoir ne devrait pas être l’interdiction systématique, mais l’autorisation systématique, suivie d’encadrement.
Le RDR et le RHDP au pouvoir n’ont jamais pu marcher dans le calme, une seule fois, pendant tout le temps du pouvoir FPI. Ils en étaient frustrés et qualifiaient le pouvoir de Laurent Gbagbo de dictatorial. Le RDR et le RHDP au pouvoir empêchent un individu, un seul, de faire une marche avec ses propres pieds, alors qu’il n’a invité personne à se joindre à lui. Pour la mouvance au pouvoir, il n’y a pas meilleure façon de tuer une seconde fois ses propres martyrs, massacrés pour avoir voulu exercer un droit indéniable : marcher.
Si hier, vous avez traité Laurent Gbagbo de dictateur parce qu’ils vous empêchait de faire des marches massives, à Abidjan, en temps de guerre (précision de taille), comment doit-on vous traiter, vous qui empêchez un seul individu, de marcher à Noé, en temps de paix ? Oh honte !

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