03302017Headline:

Les Béninois Talon -Yayi montrent la voie de la reconciliation,la paix à Abidjan et Ouattara-Gbagbo ?

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Affaire d’accolade

L’accolade de Michel Gbagbo et Soro Guillaume lors du concert du groupe zouglou « Yodé et Siro », continue d’alimenter l’actualité nationale. « Après l’accolade avec Guillaume Soro : Michel Gbagbo parle ! » a titré Le Temps. Dans un entretien qu’il accorde au confrère, le fils de l’ex-chef d’État explique que son intention par cet acte était de saluer une autorité de son pays, pas plus. Quant aux échanges qu’il a eu avec le président de l’Assemblée nationale, il explique qu’ils se sont limités aux civilités d’usage.

Notre Voie a donné la parole aux deux acteurs. Le journal y consacre sa Une : « Après leur accolade, samedi : Soro s’explique, Michel Gbagbo réagit ». Alors que le président de l’Assemblée nationale a fait une sortie indiquant une rencontre prochaine avec Michel Gbagbo, le confrère qui a joint ce dernier explique que celui-ci n’en est pas informé mais qu’il aviserait le moment venu.

Pour sa part, Nord-Sud Quotidien titre à la Une ce que Soro a dit après cette rencontre. «Michel Gbagbo est mon frère ». Le journal relève la sincérité de l’acte des deux hommes « au delà de leurs divergences sur le plan politique ».

La réaction de l’avocate de Michel Gbagbo dans l’Inter contraste avec les autres déclarations faites sur cette affaire. « Reconciliation/ après les accolades entre son client et Soro au concert de zouglou : L’avocat de Michel Gbagbo dit ses vérités » a t-il marqué à sa Une. Me Habiba Touré ne fait pas de commentaires sur le geste de son client mais garantit que la procédure judiciaire entamée à l’encontre de Guillaume Soro suivra son cours.

Procès Gbagbo

Le procès Laurent Gbagbo et Blé Goudé à la CPI, les journaux en parlent ce matin. Le Quotidien d’Abidjan titre à la Une : «Exclusif : de nouvelles preuves dans le dossier Gbagbo secoue la CPI». Il fait savoir que de nouveaux éléments de preuves pourraient enrichir le procès de la honte dès la reprise le 9 mai prochain. Ce sont des faits relatifs au bombardement de Bouaké en novembre 2004 qui, classé sous Sarkozy, a été dépoussiéré par le président Hollande. Selon le journal, cette affaire ébranle le procureur de la CPI qui voit d’un mauvais œil ces nouvelles preuves. «Elle crie même au complot face à la force des arguments qui la désarment totalement», écrit-il.

Pour sa part, Lg Infos fait savoir à la Une : «Avant la reprise du procès de Gbagbo, de fortes tractations en cours à la CPI». Selon lui, la pause qu’a connu le procès a été une occasion pour certains milieux politiques et diplomatiques de s’adonner à des tractations de toutes natures. Il tient du Pr. Goba Boligo Zéphirin, chargé des droits de l’Homme et des Libertés publiques au FPI, que de sources concordantes très introduites, des personnalités politiques et diplomatiques ont mis à profit ce laps de temps pour des entrevues, des consultations et d’autres tête-à-tête. Il a fait savoir que «les gens ne cessent de négocier avec Laurent Gbagbo», parce que les États fondateurs de la CPI ont compris que ce procès n’est pas fait pour arranger les choses en Côte d’Ivoire, déjà plongée politiquement dans une impasse.

En France, un des soutiens de Gbagbo, transfuge d’un autre parti, semble disposé à s’expliquer devant ses partisans, à en croire L’inter. «Relations avec Gbagbo : Fologo prêt à s’expliquer devant le PDCI». Dans le cadre de la célébration des 70 ans du PDCI, Fologo pris la parole devant des militants PDCI d’Europe. Avouant fièrement son amitié avec Laurent Gbagbo et avoir travaillé à côté du FPI, Fologo dira qu’il est disposé à expliquer ses motivations devant son parti d’origine. «Je suis prêt à tout moment. Je suis prêt à le faire devant le bureau politique, je suis prêt à le faire devant le Grand conseil, je suis prêt à le faire devant tous les militants PDCI», rapporte le journal.

Thomas Boni Yayi et Patrice Talon font la paix à Abidjan

Et si Ouattara faisait de même avec Gbagbo ?

La situation exclusive que nous avons vu, hier, à Abidjan montre la maturité des Africains à régler eux-mêmes leurs différends, à l’africaine. Le Président Ouattara, par cette invitation a certes fait preuve de leadership, mais aussi et surtout de clairvoyance.

En effet, il a compris que la paix, comme l’a enseigné son « père » Houphouët-Boigny est la base de tout développement.

Au moment où la Côte d’Ivoire compte plusieurs exilés et prisonniers politiques, où certains ivoiriens se disent victimes d’une justice des vainqueurs, il serait souhaitable pour le président Ivoirien de reproduire le même geste qu’il a accompli avec nos frère béninois.

Même si les circonstances en Côte d’Ivoire ne sont pas les mêmes que celles du Bénin, les acteurs politiques en mésentente ont le même profit.

Le confrère Fraternité Matin en a fait sa ‘’Une’’ du jour :’’Patrice Talon-Yayi Boni : la réconciliation scellée à Abidjan’’. Le confrère rapporte le déroulé de la cérémonie de réconciliation qui a eu lieu au domicile du Président Alassane Ouattara, qui en est d’ailleurs l’initiateur. Et pour bien faire les choses, il a sollicité l’appui de son voisin du Togo Faure Gnassaingbé. «Les Présidents Alassane et Faure viennent de poser un acte important pour le Bénin et la sous-région. Je tiens à renouveler mes salutations au Président Patrice Talon pour sa brillante élection…Il y avait une complicité entre Président Talon et moi. C’est une complicité que nous dévoilons aujourd’hui…Patrice et moi étions des amis. Nous demeurons des amis amis et nous resterons toujours des amis, dans l’intérêt du peuple béninois et de la sous-région’’, a dit Yayi Boni.

Quant à Le Patriote, il a écrit :’’En présence de Ouattara et Faure Gnassingbé, Paix des braves à Abidjan. Yayi Boni et Talon enterrent la hache de guerre’’. Pour rappel, l’ex-Président du Bénin Thomas Yayi Boni et son successeur Patrice Talon, amis de longue date, ont eu des brouilles à un moment donné. Le premier accusant le second de vouloir l’empoissonner. A présent, la hache de guerre est enterrée, affirme le quotidien

Abidjan-Plateau enfumé

Il y a eu du grabuge, lundi, dans le centre des affaires d’Abidjan. «Mouvement de colère, hier, au Plateau : des voies barrées, des pneus brûlés, la police contre-attaque», titre Soir Info. Tout ceci a été occasionné par un déguerpissement manu militari des résidant d’une cité. Des jeunes qui se sont opposés à l’opération ont trouvé sur leur chemin les forces de l’ordre qui assistaient ceux qui voulaient que les maisons soient libérées. «Le bras de fer a causé ds jets de gaz lacrymogène…», informe le journal.

Sur le même sujet, L’Expression titre «Opération de déguerpissement au Plateau : Forces de l’ordre et riverains s’affrontent. Le quotidien rapporte que «une opération de déguerpissement de la cité Régie Abidjan Niger (ex-RAN) au Plateau a tourné à l’affrontement, lundi, entre forces de l’ordre commises à la tâche et les riverains qui s’y opposent ».

A en croire Le Mandat, des personnes ont été mises aux arrêts. «Chaudes matinées hier au Plateau : la police gaze et fait des arrestations». Selon le journal, des témoins ont affirmé que la police a procédé à l’arrestation de certains des habitants hostiles au déguerpissement.

 Linfodrome.ci.

le titre est de la redaction

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