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Les contours de la mission africaine pour la paix en Ukraine commencent à se dessiner

Comme annoncé par le président sud-africain Cyril Ramaphosa cette semaine, Kiev et Moscou ont donné leur accord pour accueillir une délégation menée par les chefs d’État de la Zambie, du Sénégal, du Congo-Brazzaville, de l’Ouganda, de l’Égypte, et de l’Afrique du Sud. Suite à cet accord de principe, il reste désormais à mettre sur pied toute la mission.

Cela commencera par une visite préparatoire à partir de dimanche. À la manœuvre, Jean-Yves Ollivier, homme d’affaires français et à la tête de la Fondation Brazzaville, l’organisme qui a monté cette mission africaine. Il sera accompagné de deux émissaires, sénégalais et sud-africain, pour « éclaircir les positions » et surtout parler de logistique, lors d’un voyage qui les mènera entre la Russie et l’Ukraine. Car faire se déplacer six chefs d’État, entre les deux capitales, n’est pas une mince affaire, d’autant que la visite devrait durer au moins quatre jours, selon la Fondation.

La date de cette mission africaine pour la paix reste d’ailleurs encore à établir. Si le ministère des Affaires étrangères sud-africain parle désormais de « la première semaine juin », à Moscou, Sergueï Lavrov, chef de la diplomatie russe, évoque lui plutôt la « mi/fin juin ou début juillet ». Quoi qu’il en soit, elle devrait avoir lieue avant le sommet Russie-Afrique prévu à Saint-Pétersbourg fin juillet.

Quant aux chances de succès, que certains estiment faibles alors que les tentatives de médiation se multiplient, Jean-Yves Ollivier estime qu’« il ne peut rien en sortir de mal » et qu’« en tous les cas, on aura tenté. »

Par ailleurs, alors que l’Afrique du Sud est critiquée pour ses liens avec Moscou, la ministre sud-africaine des Affaires étrangères Naledi Pandor a pu échanger vendredi avec son homologue ukrainien, Dmytro Kuleba, lors d’une visite au Portugal.

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