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Les femmes des détenus politiques annoncent une grève de la faim, pour soutenir leurs maris

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Le Collectif des femmes des détenus de la crise postélectorale (Cofed), conduit par Mme Chiawa Aimée, a décidé d’entrer en grève de la faim, le lundi 1er décembre 2014.

En effet, ces femmes désespérées ont fait cette annonce, hier vendredi 28 novembre 2014, lors d’une conférence de presse, à l’espace le Mont Zatro de Yopougon. Elles veulent ainsi « accompagner » leurs maris, leurs frères, leurs amis, détenus dans les prisons de Côte d’Ivoire depuis la fin de la crise postélectorale, et qui vont entamer, le 1er décembre, une deuxième grève de la faim après celle de septembre dernier.
Mme Chiawa, qui était accompagnée de Désirée Douati, une ex-détenue et membre du Cofed, de Ikpo Ladji, le secrétaire général de la Fédération de la Jeunesse du Front populaire ivoirien (Jfpi) Abidjan-Banco, Gnamaka Dogbo Eric du Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (Cojep), a indiqué que le pouvoir n’a pas tenu les promesses faites aux prisonniers politiques pour qu’ils mettent fin à leur première grève de la faim.

« Vu cette volonté manifeste du pouvoir de ne pas respecter ses engagements, nos parents détenus ont décidé d’observer une grève de la faim à partir du 1er décembre 2014 dans les 11 prisons où sont détenues des personnes pour des raisons politiques… Nous, parents, épouses, amis, ex-détenus, camarades politiques, avons décidé d’accompagner les détenus dans cette grève de la faim illimitée s’ils ne recouvrent pas la liberté avant le 30 novembre 2014 », a déclaré Mme Chiawa. Avant d’ajouter : « le gouvernement détient la clé de la liberté de nos maris. Aidez-nous à faire libérer nos camarades. La situation est difficile ».

Elle a interpellé la communauté internationale, les partis politiques, le gouvernement ivoirien, l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci), les organisations de défense des droits de l’Homme, les chefs religieux et coutumiers sur la gravité de la situation. Selon elle, le pouvoir d’Abidjan « reste réfractaire à toutes nos (…) Lire La suite sur Linfodrome

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