12082016Headline:

Les nerfs s’échauffent chez les etudiants en Côte d’Ivoire,face à une nouvelle augmentation des frais…

université de cocody grève

Côte d’Ivoire: Les nerfs s’échauffent face à une nouvelle augmentation des frais d’inscription à l’Université

Les frais d’inscription à l’Université publique virent pratiquement au double. Dorénavant, les étudiants en Master devront payer 100 000fcfa au lieu de 60000fcfa. Quant à ceux de la licence, ils payeront 50000fcfa au lieu de 30000fcfa, apprend Koaci.

Par ailleurs, depuis l’annonce de cette décision lors de la réunion solennelle de rentrée à l’Université Alassane Ouattara de Bouaké, les supputations pleuvent sur la toile.

Pendant que certains soutiennent la nécessité de cette hausse des inscriptions pour l’amélioration des conditions d’études des étudiants, nombreux sont ceux qui dressent un bilan chétif à la reforme entamée depuis 2012 dans le milieu universitaire.

La réfection des  Universités publiques a été écrémée de plusieurs soupçons de corruption. Et, une fois parachevée, les étudiants sont retournés dans les amphithéâtres en subissant pratiquement les mêmes difficultés pour lesquelles l’Université a été fermée pendant deux (2) ans.

Initialement les frais d’inscription à l’Université avoisinaient 6000fcfa. Mais devant les promesses d’un meilleur cadre d’études, les parents et les étudiants ont consenti à une première augmentation fulgurante.

L’Etat, pour sa part, prêchait un essoufflement après de longues années de subventions. Cela dit, l’on devait s’attendre à une augmentation échelonnée du coût des inscriptions dans lesUniversités  publiques.

Cependant, force est de constater qu’à l’Université Felix Houphouët Boigny de Cocody par exemple, l’administration a été pointée du doigt après plusieurs scandales financiers.

Où va l’argent des inscriptions ? Les étudiants sont toujours entassés dans les amphis.
 
 L’Université réhabilitée est à nouveau dégradée.

Les conditions de transport et d’alimentation des étudiants sont toujours périlleuses. D’où le regain de la FESCI. Entre temps, nombre de jeunes diplômés gagnent en âges sans pouvoir avoir accès à un stage professionnel. Cela, sans compter ce lot de jeunes filles et de jeune hommes broyés par ce système.

En outre, les autorités administratives et gouvernementales ressassent qu’elles sont conscientes des souffrances de la jeunesse. Ainsi la nouvelle rentrée universitaire 2016-2017 a été lancée sous le thème : « l’enseignement supérieur face au défi de l’insertion professionnelle des diplômés ».

Saxum, Abidjan

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