08232017Headline:

Les pro-Gbagbo tiennent la Côte d’Ivoire en haleine

gbagbo marchant

Le procès des pro-Gbagbo a repris

Le procès en Assises des pro-Gbagbo a repris hier, mardi 6 janvier 2014 au Palais de Justice du Plateau. La procédure d’hier concernait 5 miliciens. Cependant, Soir Info indique qu’à cette occasion, Simone Gbagbo bien que n’étant pas concernée par l’audience du jour a participé aux débats. « Alors qu’elle n’était pas convoquée, hier : Simone Gbagbo débarque en pleine audience », livre à sa Une le journal.

« Simone Gbagbo, ex-Première dame de Côte d’Ivoire, a créé la surprise hier, mardi 6 janvier 2014, lors de l’audience dans le cadre du procès en Assises des 83 pro-Gbagbo dont elle fait partie. En effet, alors qu’elle n’y était pas attendue et que rien, même pas le dispositif sécuritaire, ne présageait de son arrivée, l’épouse de Laurent Gbagbo a fait son entrée dans la salle d’audience du Palais de Justice au Plateau. Il était un peu plus de 11 h quand l’ex-députée d’Abobo a pénétré dans l’enceinte du Palais de Justice où les débats avaient déjà commencé. D’un pas sûr, Simone Gbagbo, vêtue d’une robe faite de pagne mi-longue et chaussée de sandales ouvertes communément appelés demi-talons, la native de Grand-Bassam a esquissé un sourire comme pour saluer l’assistance. Et, des murmures se sont élevés à son entrée. Présents dans le box des accusés, Ettien Amoikon, Armand Ouegnin, Koné Boubacar et Atsé Jean-Marie, cadres du Front populaire ivoirien (Fpi), se sont levés pour saluer l’arrivée de la femme de leur mentor », relate le journal.

Quant à L’Inter, il se penche sur les témoignages qui ont été enregistrés lors de cette rencontre. « Procès des pro-Gbagbo, hier : des témoins se mélangent au palais de justice », titre en manchette le journal. « Le premier accusé appelé à la barre se nomme Jean-Marius Kéipo, alias “Petit marteau”, né en 1976. Petite taille, tout de blanc vêtu, le visage couvert d’une énorme barbe, il est poursuivi pour ”atteinte à la défense nationale”, ”attentat ou complot contre l’autorité de l’État”, ”constitution de bandes armées”, ”direction ou participation à une bande armée”, participation à un mouvement insurrectionnel”, trouble à l’ordre public”, coalition de fonctionnaires”, ”rébellion”, ”usurpation de fonction”, ”tribalisme” et ”xénophobie”. En face de lui, quatorze témoins dont cinq ont témoigné hier. Certains ont paniqué devant la cour, quand d’autres n’arrivaient pas à définir et à retracer avec exactitude les faits et les dates », indique le quotidien.

Pour sa part, Le Patriote estime que pour le prévenu ‘’Petit marteau’’, cette comparution devant la Justice est un juste retour des choses. « Comment Kéipo, le tueur de Yopougon, a endeuillé des familles », titre en manchette le journal. « ’’Le général brûleur’’ aurait, en ce moment, sous sa responsabilité quelques 300 jeunes, tous armés. C’est à juste titre qu’il est poursuivi pour ‘’atteinte à la défense nationale, constitution de bandes armées, participation à un mouvement insurrectionnel, troubles à l’ordre public, coalition de fonctionnaires, de rébellion, tribalisme et xénophobie »

Affi vomi par les siens

Le président du Front Populaire Ivoirien (FPI) n’a plus pion sur rue dans son parti, en croire les journaux. « Crise au FPI : Affi N’guessan suspendu de ses fonctions depuis hier », lit-on à la Une de Le Quotidien d’Abidjan. Il écrit que la conférence des secrétaires généraux de fédérations du FPI ont animé une conférence de presse au cours de laquelle ils ont déclaré, par la voix de Soro Kelefohoua: « Nous secrétaires généraux de fédérations, nous décidons de suspendre le président Affi N’guessan. Il n’est plus le président du FPI à partir de cet instant où nous faisons cette déclaration ».

Lg Infos traite également du même sujet et titre à la Une : « Bori bana pour le président déchu du FPI : Affi verrouillé par les fédérations ». Le journal écrit « ”la récréation est terminée !”. ”Bori bana !” C’est en ces termes que les Fédéraux du FPI ont sonné le glas de errements et du parcours de Affi N’guessan, dans sa conduite de bradage du Front Populaire (FPI). « Nous les fédéraux disons non au comportement rétrograde d’Affi N’guessan. Le FPI ne lui appartient pas seul. Ace jour, 6 janvier, nous donnons un carton rouge à Affi N’guessan ? Affi dehors… », ont-ils déclaré. Membre de la haute direction, Gnaoulé Oupoh dit a Affi. « Quand on est vraiment responsable politiquement, il y a une chose qu’on fait. C’est à dire quand on n’est pas bien quelque part, on part… »

Dans Notre Voie, le président de la Conférence des secrétaires généraux de fédérations, Célestin Bouazo, affirme que « Soro Kelefohoua ne parle pas au nom des fédéraux. Cette structure qui existe depuis 2003 a un bureau que je préside, depuis que le camarade Victor Djéhoué est promu au secrétariat général. Selon, le journal Bouazo estime que la déclaration de Soro n’engage pas la conférence.

Dans cette crise, Affi N’guessan a dénoncé le comportement de certaines personnes et cité Konaté Sidiki. Ce dernier lui répond. « Konaté Sidiki à Affi : ”enlève mon nom dans tes palabres », écrit en co-une L’inter. En effet, Sidiki écrit son page facebook, dans français typique à l’ivoirien: « Affi, mon frère, enlève mon nom dans tes palabres là dèh. Tu as refusé ma médiation, non ? Voilà ça maintenant. En janvier là, moi je veux pas palabre frère. En 2015 là, moi j’ai trop de boulots sur mon dos ».

Palabre à la Maca

« Tirs entendus à la Maca. Ce qui s’est réellement passé », titre Le Patriote. Selon lui, une rixe entre gardes pénitentiaires et détenus a vite fait de tourner au drame. La cause, un détenu du bâtiment A portait sur lui un téléphone portable. Alors que l’usage du téléphone, selon le règlement en vigueur est formellement interdit dans l’enceinte de la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan. Il sera interpellé. Ce fait qui s’est produit, le lundi, a suscité une fouille des cellules le lendemain. C’est au cours de celle-ci que des prisonniers ont pris en otage des gardes. Pour leur libération, les gardiens ont du faire des tirs de sommation. Nord-Sud Quotidien qui a joint le directeur de la prison a donné les mêmes explications.

Elles sont en déphasage avec ce que dit Le Temps : « Pour empêcher l’Onuci de rencontrer les prisonniers politiques : le régime monte un faux coup à la Maca ». Il écrit que « selon une source de l’administration pénitentiaire, cette affaire a été montée de toute pièce pour empêcher Aïchatou Mindaoudou, la patronne de l’Onuci de rencontrer les grévistes de la faim. « A son arrivée à la Maca, elle a demandé à rencontrer les grévistes. Pendant ce temps, elle attendait à la direction de la prison. Les prisonniers politiques ont été informés de sa présence dans la prison. Alors qu’ils s’apprêtaient à la recevoir, l’incident s’est produit. Les responsables de la Maca lui disent de se retourner parce que sa sécurité n’est pas garantie. Alors que le calme est revenu à la Maca depuis plus de 2 h ».

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