09212017Headline:

L’Union Européenne veut Boycotter l’organisation de la coupe du monde 2018 par la Russie

Russie coupe du monde 2018

 

Cette hypothèse a été étudiée par Bruxelles et de nombreuses voix sur la scène européenne s’élèvent pour un boycott du prochain Mondial prévu en Russie à l’été 2018. 

Et si un boycott européen avait lieu lors de la prochaine Coupe du monde en Russie prévue en 2018? Cette idée figure dans un «document de travail discuté avec les Etats membres, mais comme une possibilité plus tard, pas maintenant», dixit une source européenne. Selon le Financial Times, le document parle d’une «action coordonnée au sein du G7 et au-delà pour recommander la suspension de la participation de la Russie à de grands événements culturels, économiques ou sportifs (courses de Formule 1, compétitions de football de l’UEFA, Coupe du monde 2018, etc.)».

La Russie doit organiser à l’été 2018 la Coupe du monde de football, quatre ans après avoir accueilli les Jeux olympiques d’hiver 2014 à Sotchi en février. Des appels au boycott ont été lancés cet été par plusieurs hommes politiques allemands. Fin juillet, le vice-Premier ministre britannique Nick Clegg a joint sa voix, estimant que ce «jeu magnifique» ne pouvait pas être «entaché par l’horrible agression de la Russie» contre l’Ukraine.

La Fédération allemande s’est opposée mardi à un tel boycott, jugeant contre-productif celui des Jeux olympiques de Moscou en 1980 après l’invasion par l’armée soviétique de l’Afghanistan. «Le boycott de 1980 n’a rien apporté. Ça n’avait été préjudiciable qu’aux sportifs», a expliqué mardi le président Wolfgang Niersbach.

Un porte-parole de la Fifa, a renvoyé à un communiqué publié le 25 juillet sur le site de l’instance internationale. «L’histoire a montré que le boycott des évènements sportifs n’était pas la solution la plus efficace pour régler les problèmes», souligne notamment ce texte. Dès le mois de mars, Daniel Cohn-Bendit, alors eurodéputé écologiste, avait appelé au boycott du Mondial 2018, pour protester contre l’attitude du président russe Vladimir Poutine dans la crise ukrainienne.

Rendre plus difficile l’accès de la Russie aux marchés financiers européens

A la demande des chefs d’Etat ou de gouvernement, la Commission européenne devait présenter mercredi aux Etats ses propositions pour renforcer les sanctions contre la Russie, accusée d’avoir envoyé des troupes combattre directement aux côtés des séparatistes pro-russes dans l’est de l’Ukraine.

L’UE a décidé de réduire l’accès de la Russie aux marchés des capitaux européens, imposé un embargo sur les ventes d’armes, les biens à double usage militaire et civil, et une limitation des ventes de technologies sensibles et d’équipements pour le secteur pétrolier. Les principales pistes consisteraient à rendre encore plus difficile l’accès de la Russie aux marchés financiers européens, et de durcir aussi les conditions de vente des technologies qui peuvent avoir une utilisation militaire.

L’UE doit prendre sa décision sur les nouvelles sanctions d’ici vendredi
Les propositions «seront soumises aux Etats membres et ces derniers prendront leur décision en prenant en compte les évènements sur le terrain», a indiqué mercredi Maja Kocijancic, porte-parole du service diplomatique de l’UE. L’Ukraine a annoncé mercredi un accord avec Vladimir Poutine sur «un régime de cessez-le feu».

Le président russe a de son côté présenté, le même jour, un plan en sept points de règlement de la crise en Ukraine. Selon la ministre italienne des Affaires étrangères et futur chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, l’UE doit prendre sa décision sur les nouvelles sanctions d’ici à vendredi. 

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