12062016Headline:

Mabri Toikeusse gravement menacé en Côte d’Ivoire après son éjection du gouvernement

mabri-gnamien

Albert Mabri Toikeusse, le président de l’Union démocratique pour la paix en Côte d’Ivoire (UDPCI), savait certainement que les choses ne seraient pas aisées pour lui, depuis qu’il a «osé» contester la liste des candidats du RHDP pour les législatives 2016 et décider de présenter des candidats au nom de son parti.

Cette attitude vécue au sein de la coalition au pouvoir comme une trahison, une rébellion voire un retrait de l’UDPCI, a coûté à Mabri la perte du titre de coordonnateur du RHDP dans l’ouest ivoirien. A sa place, a été nommé son grand rival Siki Blon Blaise, ex-membre de l’UDPCI devenu militant du RDR, le parti du président Alassane Ouattara. Cinq jours après sa révocation à la tête du RHDP dans l’ouest montagneux, Albert Mabri Toikeusse qui s’y attendait certainement sera remercié du gouvernement. Avec lui, le président de l’UPCI Gnamien Konan, qui lui également a décidé d’aller seul aux législatives, sans la bannière du RHDP.

Mais en dehors de la perte de ces postes, Mabri est menacé par un plus grave danger. Il s’agit de la perte de la présidence du parti créé par feu le général Guéi Robert. Il risque de subir le même sort que le tonitruant Anaky Kobena. Ce dernier, pour s’être élevé contre la gestion du RHDP après la présidentielle de 2010, a connu une dissidence qui a été suscitée au sein de son parti.

Désormais, il n’est plus reconnu par le gouvernement comme le président du Mouvement des Forces d’Avenir (MFA), le parti qu’il a lui-même créé. A sa place, Anzoumana Moutayé a été désigné à l’issue d’une Assemblée générale contestée, jugée «irrégulière» par le clan Anaky. N’empêche, Anzoumana Moutayé est reconnu par le pouvoir Ouattara comme le président du MFA.

A ce titre, il fera son entrée au gouvernement en mai 2015, au nom du parti. Albert Mabri Toikeusse, témoin de ce qu’a subi Anaky Kobena, n’ignore pas qu’il peut aussi en être victime. A juste titre, à peine a-t-il été viré du gouvernement qu’il convoque la direction et les militants de l’UDPCI pour des échanges qui iront certainement dans l’esprit de la consolidation du parti et par conséquent sa présidence en perspective de la présidentielle prochaine. Mabri ne cache son ambition de devenir président de la République.

Il a clairement indiqué qu’il sera candidat à la présidentielle de 2020, alors que le RDHP parle d’un candidat de l’alternance qui sera issue fort probablement du RDR ou du PDCI. Pour déjouer ces projets de Mabri, la possibilité de voir une dissidence émerger au sein du parti Arc-en-ciel ou un renforcement de Siki Blon Blaise afin de lui ravir l’autorité au sein du peuple Wê dans l’ouest montagneux n’est pas à écarter.

En attendant de savoir ce que décidera la réunion que le président de l’UDPCI a convoquée demain, lundi, on peut deviner la position du parti. Déclarer son retrait officiel de la coalition Rhdp. Ou coup de théâtre, se maintenir dans l’espoir de voir les choses s’arranger. Car en politique, tout est possible, surtout sous nos tropiques.

Auteur: César DJEDJE MEL webnews

 

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