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Maître Habiba Touré, l’une des avocats de Gbagbo crache ses vérités à la Cour Pénale Internationale (CPI)

Procès de la recolonisation: Selon Me Habiba Touré, « Le président Gbagbo n’a pas à subir les conséquences des moyens limités de la CPI »

Maître Habiba Touré, l’une des avocats du président Laurent Gbagbo a craché ses vérités à la Cour Pénale Internationale (CPI) qui bafoue les droits du président Laurent Gbagbo qu’elle détient illégalement depuis plus de 6 ans déjà.

« (…) La difficulté réside dans le fait que cela fait plus de 6 ans qu’il subit une détention provisoire alors qu’il est présumé innocent. Je vous rappelle que son procès fait l’objet régulièrement de suspension d’audience eu égard aux moyens limités de la cour. Lors de chaque suspension d’audiences, chacun retourne chez soi. Mais le président Laurent Gbagbo, lui, retourne dans son lieu de détention. Or, le président Laurent Gbagbo n’a pas à subir les conséquences des moyens limités de cette juridiction. Cela devrait donc aboutir à ce qu’on lui octroie une mise en liberté provisoire », a déclaré Me Habiba.

Le conseil de Laurent Gbagbo s’est prononcé sur la récente sortie hasardeuse, synonyme de pleurs et lamentations des avocats de l’Etat de Côte d’Ivoire. Dans une interview accordée à un confrère de la place, Me Habiba Touré a démonté les incohérences des avocats d’Alassane Ouattara qui disent et se dédisent face à l’évidence de la libération imminente du président Laurent Gbagbo, détenu injustement à la Cour Pénale Internationale.

« Les avocats de l’Etat de Côte d’Ivoire disent ce qu’ils veulent. Il ne leur revient pas de décider des modalités de la mise en liberté provisoire du président Laurent Gbagbo… On ne se mobilise pas pour quelqu’un que l’on croit coupable ! Cette mobilisation traduit le profond respect que bien des chefs d’Etat, d’anciens chefs d’Etat et des personnalités ont pour le président Laurent Gbagbo. Il n’est donc pas étonnant qu’elle déplaise à certains », a-t-elle asséné. Elle n’a pas manqué de lancer des piques au régime Ouattara qui a déployé de gros moyens et une grande débauche d’énergie pour le faire condamner.

« Les traces de la rébellion et de la violence, et donc des troubles ne sont pas et n’ont jamais été celles du président Laurent Gbagbo. Je précise à mes confrères que sous la présidence de Laurent Gbagbo qu’ils se plaisent à salir, il n’y a jamais eu un seul camp de refugiés ivoiriens dans toute la sous-région. Comment expliquent-ils que sous Ouattara, il y a des milliers de femmes, d’enfants et de personnes d’un certain âge qui vivent dans des conditions inhumaines dans des camps de réfugiés un peu partout en Afrique de l’Ouest. Qui donc contraint ces personnes à vivre en exil ? Les dernières mutineries ne sont-elles pas des troubles ? Quelle en est la cause ? », s’est-elle interrogée en guise de conclusion.

Serge A. Badet

Source: Le Quotidien d’Abidjan

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