12052016Headline:

Malgré des bourrages des urnes observés/le Conseil constitutionnel valide le référendum/La Côte d’Ivoire entre dans sa IIIe République…

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Fraude au référendum constitutionnel:Des bourrages d’urnes observés

Dix organisations de la société civile ivoiriennes, qui ont observé le référendum du dimanche 30 octobre dernier, ont annoncé que plusieurs cas de fraudes ont été constatés. Cette annonce a été faite lors d’une conférence de presse, hier vendredi, dans la commune du plateau. « Quatre cas de fraudes ont été constatés à Koumassi, Bingerville, Ferkessédougou et à Korhogo. A Bingerville et à Korhogo, il a été observé le bourrage d’urne. A Koumassi et Ferkessédougou, des agents de Bv ont voté à la place des personnes âgées ou orientaient le choix des électeurs », a déclaré selon Soir Info, Nathalie Kouakou, présidente d’Amnesty international Côte d’Ivoire. « Dans l’ensemble des localités observées on note 200 cas de dysfonctionnements allant de la rupture à l’absence d’enveloppes, des pannes de tablettes, du mauvais positionnement des agents de Bureau de vote, du retard dans l’ouverture des bureaux de vote, du refoulement de certains observateurs. Notre observatrice et superviseure a été violentée par les agents du bureau de vote », a-t-elle soutenu. Toutefois, elle a indiqué que « ces dysfonctionnements et cas de fraude mineurs ne peuvent en aucun cas entacher les résultats ».
Auteur: Diaby– Web-News

Côte d’Ivoire: le Conseil constitutionnel valide le référendum

Le Conseil constitutionnel ivoirien a validé vendredi la victoire du “oui” au référendum sur la nouvelle constitution voulue par le président Alassane Ouattara.

“Le projet de Constitution est adopté par 93,42% des voix contre 6,58% et devient la Constitution de la République de Côte d’Ivoire”, selon le texte lu par Mamadou Koné, le président du Conseil constitutionnel, qui n’a donc pas modifié les résultats annoncés par la Commission électorale indépendante (CEI).

“Les réclamations des partis politiques Lider”, de quatre autres partis et du Front populaire ivoirien (FPI, principal parti d’opposition, ndlr) “sont rejetés”, a déclaré M. Koné. “Le scrutin du 30 octobre 2016 est régulier”, a-t-il ajouté.

L’opposition, qui avait choisi de boycotter le scrutin, avait dénoncé une “fraude massive” et des “résultats truqués”.

La Côte d’Ivoire va donc entrer dans sa IIIe République dès la promulgation du texte par le président. “Cela devrait se faire rapidement”, avait affirmé jeudi le porte-parole du gouvernement Bruno Koné.

Selon le pouvoir, la nouvelle Constitution doit permettre de tourner la page d’une décennie de crise politico-militaire notamment en évacuant le concept d’”ivoirité” et en clarifiant les conditions d’éligibilité du président.

Ses détracteurs avaient reproché à M. Ouattara son origine burkinabè et contesté son éligibilité (il n’avait pu se présenter que grâce à un décret).
Ce concept d’”ivoirité” a miné la stabilité du pays pendant plus de dix ans.

Le projet prévoit aussi la création d’un poste de vice-président qui alimente les fantasmes. En outre, ce texte crée un Sénat, institutionnalise la Chambre des rois et chefs traditionnels et étend le domaine de compétence du Conseil économique et social à l’environnement.

L’opposition qui juge le texte “rétrograde” et “monarchique” a rappelé à maintes reprises qu’elle n’avait pas été consultée, et accuse le pouvoir de “clientélisme” et d’organiser la succession d’Alassane Ouattara.

AFP

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