02032023Headline:

Mali: le chef islamique veut parler au président Assimi

Omondo.info! - Mali: le chef du Haut conseil islamique veut «dire la vérité»  aux dirigeants de la transitionAu Mali, le président du Haut conseil islamique (HCIM), Cheick Chérif Ousmane Madani Haidara, sort de sa réserve. Dans une vidéo enregistrée le 15 décembre et qui circule depuis sur les réseaux sociaux, le prédicateur musulman, figure très respectée et très écoutée au Mali, déplore la mauvaise situation du pays et invite les personnalités religieuses à « dire la vérité » aux dirigeants de la transition.

 

Il parle de « crise sans précédent » et estime que « ça ne va pas, ni sur le plan sécuritaire, ni sur le plan alimentaire ». Cheick Chérif Ousmane Madani Haidara prend garde à ne pas attaquer frontalement les dirigeants de la transition et précise ne pas vouloir inciter à la contestation mais il ne se contente pas d’appeler à la prière.

Cheick Chérif Ousmane Madani Haidara annonce même une rencontre, sans préciser de date, devant rassembler des religieux mais également des politiques ainsi que la société civile afin de définir des propositions de sortie de crise :

« Le pays est dans une situation difficile, mais nous avons décidé de rencontrer tous les acteurs de la société civile, de la classe politiques ainsi que tous les cadres et commis de l’États, pour formuler des recommandations de sortie de crise. En tant que citoyens, nous devons contribuer à la construction du pays. Nos recommandations seront transmises aux autorités. »

Des relations en dents de scie

Cette sortie du président du Haut conseil islamique du Mali ponctue, pour ainsi dire, des relations en dents de scie entre le chef religieux et les colonels au pouvoir.

Depuis le coup d’État militaire d’août 2020, Cheick Chérif Ousmane Madani Haidara a régulièrement prôné un « accompagnement » de la transition. En septembre dernier, un forum rassemblant des représentants religieux de toute la sous-région avait même été organisé par le Haut conseil islamique (HCI) sous le haut-patronage du président de la transition, le colonel Assimi Goïta.

Par ailleurs, début novembre, le Haut conseil islamique espérait se voir attribuer trois sièges au Conseil national de transition, l’organe législatif de la transition. Il ne les a pas obtenus.

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