09192020Headline:

Mali: l’échec des médiateurs

Les médiateurs demandent la nomination « de toute urgence d’un gouvernement d’union nationale, sur la base du consensus », dont 50 % des membres seront issus de la coalition au pouvoir, 30 % de l’opposition et 20 % de la société civile.

Envoyée mercredi à Bamako par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et conduite par l’ex-président nigérian Goodluck Jonathan, la mission de médiation recommande aussi la nomination, via un mécanisme complexe, d’une nouvelle Cour constitutionnelle chargée d’examiner en priorité le litige électoral sur les résultats des législatives de mars-avril..

Le mouvement avait notamment déploré que la médiation insiste expressément sur le maintien au pouvoir du président Ibrahim Boubacar Keïta, dont il exige obstinément la démission.

Dans sa déclaration finale, la médiation ne se prononce pas expressément sur le sujet mais souligne qu’« aucune forme de changement non constitutionnel d’accession au pouvoir ne sera acceptée ».

Le président Keïta est massivement contesté dans la rue depuis juin. Au climat d’exaspération nourrie depuis des années par l’instabilité sécuritaire liée aux violences djihadistes et intercommunautaires dans le centre et le nord du pays, au marasme économique et à une corruption généralisée est venue s’ajouter l’invalidation en mai par la Cour constitutionnelle d’une trentaine de résultats des législatives de mars-avril.

« Nous avons rencontré le M5 quatre fois et nous n’avons pu rapprocher nos divergences », a reconnu dimanche Goodluck Jonathan lors d’une conférence de presse à Bamako, précisant qu’il n’était pas dans les attributions de la Cédéao de chercher à obtenir la démission du président Keïta ou de « s’occuper de la mise en place d’un gouvernement intérimaire » au risque de déclencher « une crise majeure ».

Melv sage

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