06202024Headline:

Mali : les autorités cèdent face à la grève du syndicat des banques

Au Mali, le secrétaire général du Syndicat national des banques et établissements financiers (Synabef), Hamadoun Bah a retrouvé sa liberté, ce lundi 10 juin 2024. Cette libération a été possible grâce à la grève illimitée déclenchée par les membres Synabef. Il avait été arrêté et déposé en prison dans une affaire interne qui l’oppose à un autre membre du syndicat.
Le secrétaire général du Synabef, Hamadoun Bah libéré
Inculpé pour » faux et usage de faux « , le secrétaire général du Synabef, Hamadoun Bah est libéré et placé sous contrôle judiciaire, après cinq nuits passées en détention. Cette décision a été prise par la justice malienne, conduisant à la libération de plusieurs militants du syndicat détenus au commissariat de police du 5e arrondissement.

En effet, les membres du Synabef ont entamé une grève de deux jours sans gain de cause. Ce silence des autorités étatiques a poussé ces membres du syndicat à passer à une grève illimitée. Ainsi, les banques, le commerce, les entreprises pétrolières, les assurances microfinance et les stations ont été fermées pendant cette période de grève. L’objectif était de dénoncer une atteinte aux libertés syndicales à travers l’arrestation de leur camarade.

Après la libération de leur camarade, les membres du Synabef ont annoncé la fin de la grève. Les activités vont donc reprendre sur toute l’étendue du territoire national dans les secteurs concernés. Des sources concordantes indiquent que cette libération a été effective grâce à l’implication personnelle du secrétaire général de l’Union Nationale des Travailleurs du Mali (UNTM), qui aurait rencontré Assimi Goïta à propos du dossier.

Il fallait vite agir pour éviter une généralisation de la grève. La situation pourrait devenir très vite ingérable pour les autorités militaires.

Cependant, il convient de signaler que le dossier n’est pas encore fermé. Le syndicaliste Hamadoun Bah est libéré, mais il reste inculpé. La justice va continuer son travail. En attendant, le mis en cause est placée sous contrôle judiciaire.

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