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Mamadou Koulibaly livre des secrets sur Ouattara au sujet des prisonniers politiques en Côte d’Ivoire

Le fondateur de Liberté et démocratie pour la République (Lider) et candiadt déclaré à la présidentielle de 2020, Mamadou Koulibaly a estimé jeudi dans une vidéo qu’il y avait des prisonniers politiques en Côte d’Ivoire, répondant ainsi au chef de l’Etat, Alassane Ouattara, qui avait déclaré que le pays n’en comptait pas, lors d’un discours, à Abidjan.

“Oh ! Monsieur le président de la République, y a pas de prisonniers politiques en Côte d’Ivoire ?”, s’est-il interrogé avant de citer “Simone Gbagbo, Lida Moise, Assoa Adou” et de demander à Alassane Ouattara “combien” d’agents de l’Onuci ou de gendarmes ont été tués ou de commissariats ont été braqués par ces personnes qui croupissent en prison.

Lors de son discours du 1er mai dernier, M. Ouattara indiquait : “Concernant les prisonniers politiques, j’ai déjà parlé de ça. Il n’y a pas de prisonniers politiques en Côte d’Ivoire”, ajoutant, “Les prisonniers politiques, entre guillemets, ce sont ceux concernant la crise postélectorale, la plupart des jugements ont été fait ou sont en cours d’être fait”.

La Côte d’Ivoire a connu de novembre 2010 à avril 2011, une crise postélectorale qui a fait officiellement 3 000 morts. Cette crise a vu le transfèrement de l’ancien président Laurent Gbagbo à la Cour pénale internationale (CPI) le 29 novembre 2011 et l’arrivée au pouvoir d’Alassane Ouattara en mai de la même année.

Pour le chef de l’Etat, “Depuis mon investiture, des personnes qui ont été arrêtées sont des personnes qui ont attaqué des commissariats de police, qui ont attaqué des camps de gendarmeries, qui ont assassiné des militaires y compris des personnes qui ont été tuées dans la mission de l’ONU et ces personnes sont en train d’être jugées”.

Et Mamadou Koulibaly de poursuivre: “Mais, il y a des gendarmes et policiers qui sont emprisonnés depuis plusieurs mois sans explications. Fofana Lama, Dosso Sinali, Diarassouba Broulaye…Ils ont fait quoi pour être là-bas tranquillement”, et d’évoquer Soul To Soul, “Votre propre collaborateur, Soul To Soul. Il n’est pas prisonnier politique ? Il a fait quoi des armes qu’il a gardé pour vous et puis comme on les a découvert, vous le mettez en prison et vous voulez qu’on accepte qu’il n’est pas prisonnier politique? Non, c’est un prisonnier politique”.

Le 9 octobre dernier, selon le procureur de la République, Adou Richard :A la suite de la découverte d’armes de guerre dans une villa à Bouaké, propriété de Monsieur KONE Kamaraté Souleymane , responsable du protocole du président de l’Assemblée nationale, une information judiciaire avec mandat de dépôt a été ouverte le 9 octobre 2017 contre celui-ci”.

Pour terminer, l’ancien président de l’Assemblée nationale s’est voulu clair : “Cette bonne ménagère de Mélanie Dago, elle a attenté à la sureté nationale… combien de commissariats a-t-elle braqué, des gendarmes ou d’agents de l’Onuci a-t-elle tué ? Il y a des prisonniers politiques en Côte d’Ivoire, que vous le vouliez ou non”.

Selon Désirée Douati, présidente de l’Association des familles et femmes d’opinion de Côte d’Ivoire (AFDO-CI), le nombre de détentions est passé de “800 en 2013 à 300 aujourd’hui”, lors d’un point de presse le 12 avril dernier, révélant que “228” personnes sont à la Maca, “trois” à l’école de gendarmerie dont l’ex-première dame, Simone Gbagbo, “34” à la Mama, “15” à Dimbokro, “sept” au Camp pénal de Bouaké, “un” à Bouna, “trois” à Boundiali, “un” à Man, “sept” à Abengourou, “un” à Korhogo, et “un” autre à Katiola.

“Pas plus tard que le mois dernier, j’ai demandé au ministre de la Justice d’accélérer les procédures. C’est quand les jugements sont terminés que le Président peut faire usage de son droit de grâce ou de projet d’Amnesty et vous pouvez me faire confiance ce sera fait au moment venu”, a dit le chef de l’Exécutif ivoirien.

 

Imatin.net

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