03302017Headline:

Manger de la nourriture pimentée permettrait de vivre plus longtemps

piment

Aïe caramba, les épices sont là. On les utilise pour assaisonner ou relever un plat, pour lui donner un parfum d’ailleurs. Mais la magie des épices ne s’arrête pas là. À en croire les conclusions d’une étude menée par des chercheurs chinois, parues dans la revue britannique The BMJ, la consommation quotidienne de nourriture pimentée permettrait de vivre plus longtemps en réduisant le risque de développer un cancer ou bien encore des maladies coronariennes et respiratoires.

► Méthodologie : près de 500.000 Chinois âgés de 30 à 79 ans suivis pendant sept ans
Pour arriver à ces résultats, des scientifiques ont suivi 199.293 hommes et 288.082 femmes âgés de 30 à 79 ans, entre 2004 et 2013. Aucun des participants n’avait développé de cancer ou de problèmes cardiovasculaires avant le début de l’étude.

► Ce que l’étude a montré : en cause, la capsaïcine, le principal composant du piment
“Notre analyse a montré une corrélation inverse entre la consommation de nourriture épicée et la mortalité globale ainsi qu’avec certaines causes de décès (cancers, maladies coronariennes et maladies respiratoires), affirment les chercheurs, interrogés par The BMJ. Ceux qui consomment une nourriture épicée presque tous les jours ont 14% de risques en moins de décéder, comparés à ceux qui mangent épicé moins d’une fois par semaine.”

Les bienfaits de la nourriture pimentée ont été observés aussi bien chez les hommes que chez les femmes, mais ils s’avèrent toutefois beaucoup plus importants chez ceux qui mangent épicé et qui ne boivent pas d’alcool. L’ingrédient magique ? La capsaïcine, le principal composant du piment, qui, d’après les chercheurs, pourrait avoir des effets anti-obésité, anti-inflammatoires, antioxydants et anticancéreux. Cependant, “il n’est pas possible de tirer une conclusion d’ordre causal” sur ce lien, admettent les chercheurs.

► Ce que l’étude va changer : aucun lien de causalité n’a pu être démontré
“On ne sait pas si les corrélations observées sont le résultat direct de la consommation de piment ou bien découlent simplement d’autres éléments positifs dans l’alimentation, qui n’ont pas été mesurés”, commente Dr Nita Forouhi, experte en nutrition et épidémiologie à l’université de Cambridge. Car, malgré la taille importante de l’échantillon étudié, ce travail présente des points faibles, en particulier le manque d’informations détaillées sur la composition des repas ingérés par les participants.

D’après la spécialiste, les résultats pourraient s’expliquer en revanche par une possible corrélation avec les boissons telles que l’eau et le thé, consommés en plus grande quantité par ceux qui mangent plus de piment. “De nouvelles études sont nécessaires pour établir si la consommation d’aliments épicés peut améliorer la santé et réduire directement la mortalité ou bien si c’est la marque d’autres habitudes alimentaires et styles de vie”, positifs pour la santé, explique-t-elle.

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