02032023Headline:

Manger un poisson aux Etats-Unis revient à boire de l’eau contaminée pendant un mois

Les taux de PFAS constatés dans les poissons d’eau douce pêchés dans la nature se sont avérés 278 fois plus élevés que ceux identifiés dans les poissons d’élevage vendus dans le commerce.

“Je ne peux plus regarder un poisson sans penser à sa contamination aux PFAS”, a dit à l’AFP David Andrews, scientifique de l’ONG Environmental Working Group, qui a mené l’étude, et grandi en péchant et mangeant du poisson sauvage.

Le constat est “particulièrement préoccupant à cause de l’impact subi par les communautés défavorisées qui consomment du poisson comme source de protéine ou pour des raisons socio-culturelles”, a-t-il poursuivi.

“Cette recherche me met très en colère car les sociétés qui fabriquaient et utilisaient des PFAS ont contaminé le globe sans en porter la responsabilité.”

Pour Patrick Byrne, chercheur en pollution environnementale à l’Université britannique John Moores de Liverpool, les PFAS sont “probablement la plus grande menace chimique pour l’espèce humaine au 21e siècle”.

“Cette étude est importante car elle fournit la première preuve de la transmission étendue des PFAS directement des poissons à l’homme”, a-t-il dit.

L’étude est publiée après l’initiative du Danemark, de l’Allemagne, des Pays-Bas, de la Norvège et de la Suède qui ont soumis, vendredi dernier, une proposition d’interdiction d’utilisation des PFAS à l’Agence européenne des produits chimiques.

Cette proposition prolonge le constat des cinq pays selon lequel l’utilisation des PFAS n’était pas suffisamment contrôlée.

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