11222017Headline:

MANGOU A LA CPI / ATTENTION AUX FAUX TEMOIGNAGE, MISE EN GARDE PAR LES IVOIRIENS….

 

Encore trois petits jours et les Ivoiriens, voire le monde entier, vont découvrir le général Philippe Mangou au pétoire de la CPI.

Témoin-clé, certainement le plus attendu du bureau de la

procureure, l’ex-chef d’Etat major de l’armée au moment

de la grave crise postélectorale de novembre 2010 à avril

2011, a la lourde tâche de se prononcer sur ce qu’il a vu, ce

qu’il a entendu.

Et non sur ce qu’il aurait voulu que les choses se passent pendant la

guerre faite au régime Gbagbo.

A la guerre d’une compagnie de transport, hier, quelques

voyageurs, en attente de cars,ont bien voulu donner leurs

avis sur le prochain témoignage du général Philippe

Mangou. «Pour moi, Mangou ne peut pas dire autre chose

que ce que les Brédou et Kassaraté ont dit.

Eux, ils étaient sur le terrain. C’est ce qu’ils ont vu et entendu qu’ils ont dit au tribunal. Mangou était le coordonnateur des opérations,

il a reçu les compte rendus de ses officiers, il connait

parfaitement la mission que le Président Gbagbo a confiée à

l’armée pendant la crise. Il ne peut donc pas dire autre

chose», confie Diomandé S.,cadre dans un établissement

bancaire, entre deux  sourires, heureux de parler à

La Voie Originale, «mon journal ». Dix jours passés en Côte

d’Ivoire, dans le secret, ne provoque aucune inquiétudes

à certaines personnes qui se sont prêté à nos questions.

«Même s’il a été mis au secret,il se rend compte que sa présence

n’a pas fait mystère.

Dans ce pays, depuis que Gbagbo a ouvert les yeux des

Ivoiriens, on ne peut plus faire quelque chose en cachette.

Tout ce que je lui demande,c’est de ne pas mentir sur

Gbagbo. Il ne faut pas qu’il raconte ce qu’il n’a pas vu et entendu,

tout ça pour que Gbagbo soit condamné», interpelle

frédérique M., se disant homme d’affaires, en train

de siroter une bière dans un bistrot. Et son voisin de renchérir

: «Il a travaillé aux côtés de Gbagbo depuis longtemps.

Il sait ce que le Président a fait pour lui. Il connait

Gbagbo l’humaniste, incapable de faire du mal à une

mouche. Il ne peut pas ouvrir la bouche et soutenir que le

Président a concocté un plan pour éliminer les partisans de

Ouattara».

Sous un cocotier à la plage sur la route de Grand-Bassam,

Eric D., voyagiste, pense que le témoignage de Mangou

sera déterminant pour la suite du procès. «Est-ce que Mangou

sera sincère avec luimême ?

C’est une question de dignité et d’honneur. Il peut

tout dire sauf témoigner que Gbagbo est un dictateur qui

tue son peuple. Ça jamais, on ne lui pardonnera cette ignominie

». Au restaurant à côté, deux jeunes filles tiennent à

donner leur point de vue sur le futur témoignage de Mangou.

«Mangou a dit qu’il n’allait jamais être le chef d’Etat-major

de Ouattara.

Mais, à la fin, il est devenu plus qu’un chef d’Etat-major, il est ambassadeur.

Est-ce qu’on peut lui faire confiance pour dire la vérité

rien que la vérité ?», se demande celle qui se fait

prénommer Hortense. L’autre, Eugenie, ne veut pas s’aventurer

dans les hypothèses.

«Lundi n’est pas loin. Je vais le juger après son témoignage

», dit-elle.

Lundi 27 mars, un jour où toute la Côte d’Ivoire va s’arrêter

de respirer

 

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