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Manifestation des militaires à Akouédo: Les vraies raisons de l’arrestation de ”Commandant Tracteur”

La grande muette a encore donné des sueurs froides aux populations, le vendredi 19 décembre 2014, après avoir manifesté la veille, jeudi 18 décembre.

Des éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire( Frci) se sont en effet fait entendre bruyamment en tirant des coups de feu en l’air, dans les environs du commissariat du 30e arrondissement à la Riviera Attoban. Ils ont fermé, pendant quelque temps, l’accès à ce commissariat en barrant la voie principale qui y mène.

Au moment où notre équipe de reportage arrivait sur les lieux, hier, les armes s’étaient tues, mais l’accès au commissariat restait interdit aux passants. Un impressionnant détachement d’éléments du Ccdo( centre de coordination des décisions opérationnelles) quadrillait tout le périmètre. Déjà, la veille, jeudi 18 décembre, des éléments des Frci s’étaient bruyamment manifestés en coupant la circulation au niveau du nouveau camp d’Akouédo, sur la route de Bingerville. C’est d’ailleurs, ce mouvement d’humeur qui a conduit à l’arrestation d’un ex-chef de guerre de la rébellion, connu sous le pseudonyme de Tracteur, de son vrai nom, Salif Traoré.

Selon des sources bien introduites au sein de la grande muette, cet ancien gros bras du milieu des transports a été mis aux arrêts dans la nuit de jeudi après une descente musclée à sa résidence. C’est que « commandant Tracteur » aurait des liens avec des éléments frondeurs qui ont manifesté jeudi dernier. Selon nos sources, ce sont des éléments interpellés après cette manifestation de rue, qui ont balancé l’ex-chef de guerre et bien d’autres supérieurs, soupçonnés d’avoir partie liée avec ces frondeurs. Ces éléments, nous apprend-on, sont des supplétifs enrôlés pendant la bataille épique d’Abidjan. Aujourd’hui sans matricule, nombre d’entre eux répondraient de Salif Traoré alias « commandant Tracteur ». Ils réclameraient la régularisation de leur situation comme cela a été le cas pour les 8000 éléments des Frci, qui avaient été recrutés dans le cadre de l’accord de Ouagadougou. C’est suite à leur interrogatoire qu’ils auraient cité « commandant Tracteur » au nombre des instigateurs de la fronde. C’est ainsi qu’une descente musclée a été effectuée chez lui à l’effet de l’interpeller.

Une fois sur place, ses frères d’armes se seraient heurtés à la riposte de sa garde, ce qui a occasionné la mort d’un soldat et fait deux blessés dans les rangs des Frci. Par ailleurs, ils auraient mis la main sur une importante quantité d’armes de guerre. Toutes choses qui auraient pesé dans la décision de mettre aux arrêt l’ex-chef de guerre. Outre « Tracteur », un autre militaire, un certain capitaine Imaté Tapé, a & (…)

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