07232017Headline:

Marche du 10 septembre‏ 2015/ Voici ce que dit Jean Jacques Béchio, Porte-parole de la CNC

CNC

Marche du 10 septembre‏ 2015/ Jean Jacques Béchio, Porte-parole de la CNC : « Ce n’est pas nous qui les envoyons à l’abattoir, ils s’envoient eux même à l’abattoir. »

« Si les jeunes sont sortis de la salle, c’est leur problème. Et s’il y a des jeunes qui ne sont pas capables d’être disciplinés c’est leur problème. »

En sa qualité de Porte-parole de la CNC, Jean Jacques Béchio a animé une conférence de presse ce vendredi matin. S’il s’agissait de répondre à la dernière sortie du gouvernement concernant les revendications de cette coalition, Jean Jacques Béchio s’est prononcé sur la marche du 10 septembre que projette des jeunes se réclamant de la structure de jeunesse de la coalition nationale pour le changement. Nous vous livrons ici ces propos.

Propos liminaires

La CNC a bel et bien déposé des lettres à la présidence. La première date du 26 mai, signé du professeur Mamadou Koulibaly et la seconde date du 30 juillet et réceptionnée le 12 août est signée du Premier ministre Charles Konan Banny. Ces lettres ont été enregistrées par le service courrier de la Présidence et sont restées sans suite. Les propos tenus par le Président sont graves. La CNC maintient toujours ces revendications. Soit le Président veut manipuler l’opinion, soit c’est une volonté de diaboliser l’opposition. En soutenant que la CNC n’est pas un parti politique, monsieur Ouattara a oublié qu’il est le candidat du RHDP qui n’est pas un parti politique. Le dialogue politique n’a nullement avancé et rien n’a été obtenu sur les points concernant une élection libre et crédible.

Question: Quelle est la position de la CNC face à la marche annoncée par les jeunes de la CNJC?

Béchio : la CNC est en train de s’organiser. Avant, nous n’avions pas de président comme c’est le cas maintenant. Aujourd’hui il y a des femmes et des jeunes qui nous approchent  pour être des membres des structures de la jeunesse et des femmes de la CNC. Mais ces jeunes là, pour le moment, ils sont indépendants comme le FPI et les autres membres de la Coalition. Ils ont décidé que si jusqu’au 10 septembre, les revendications de la CNC ne sont pas satisfaites, ils prendront la rue. En ce qui nous concerne, nous n’avons pas encore pris de décision concernant cette question. Mais ce que je dis c’est que ces jeunes là sont des citoyens ivoiriens libres qui sont organisés et ont soumis leurs préoccupations qui seront analysées très bientôt. Il y a des procédures internes à la CNC et il faut que les responsables de la CNC sachent de quoi il s’agit.

Question : En agissant ainsi est que vous ne livrez pas les jeunes à l’abattoir quand on sait que ce genre de contradictions autour d’une première marche de cette jeunesse a conduit certains d’entre eux en prison ? D’ailleurs après la réponse à la première question les jeunes qui étaient dans la salle sont sortis.

Béchio : En l’occurrence qui envoi qui à l’abattoir? Est-ce que la CNC a demandé aux jeunes d’aller manifester ? Le système dans lequel nous sommes est un système très important. Les responsabilités qui sont les nôtres en tant que les représentants de l’opposition nous imposent un maximum de sérieux dans ce que nous faisons. Je répète encore, on ne marche pas pour marcher. Il faut que ce soit clair dans l’esprit des uns et des autres, on ne va pas se faire prendre dans un piège. On ne va pas prendre des jeunes pour les organiser alors qu’on ne les connait pas et demain on dira que c’est la CNC et ces jeunes qui ont cassé et nous allons être arrêtés pour avoir cassé. Vous avez affaire à des gens qui font la politique depuis longtemps. Si les jeunes sont sortis de la salle, c’est leur problème. Et s’il y a des jeunes qui ne sont pas capables d’être disciplinés c’est leur problème. Si nous n’avons pas notre jeunesse, que nous ne la connaissons pas, que nous ne sommes pas en symbiose avec elle, n’importe qui peut payer des jeunes pour aller casser et on dira quoi ? C’est pas nous qui les envoyons à l’abattoir, ils s’envoient eux même à l’abattoir. Celui qui n’est pas patient et qui veut aller marcher peut aller le faire mais pas au nom de la CNC.

Si la CNC ou sa jeunesse doit appeler à des marches, elle le fera et assumera.

Ys Cazola

Lementor.net

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