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Mélenchon, ‘‘candidat de Yopougon’’/ Quand les pro-Gbagbo ont rêvé débout

Des partisans de Laurent Gbagbo se sont entichés de façon candide d’une affection soudaine pour le candidat à la présidentielle française Jean Luc Mélenchon quitte à regretter son échec à l’occasion du premier tour de ces joutes électorales.

« Si je suis élu, j’irai chercher Gbagbo en prison.», dixit Jean Luc Mélenchon lors de son meeting tenu samedi 18 avril 2017 de 14 h à 18 h à la place de la Bastille à Paris. Cette seule phrase aura suffi aux partisans de Gbagbo pour tailler un costume de panafricaniste à Jean Luc Mélenchon et le nommer ‘‘candidat de Yopougon’’. Tout porte à croire que l’histoire récente de la Côte d’Ivoire ou encore la mort de Kadhafi ne leur ont aucunement servi de leçon au point de faire preuve d’une telle cécité intellectuelle. Commettent-ils la même erreur que leur leader ? « Sous Sarkozy, je dors bien contrairement à Chirac », se laissait croire Gbagbo.

De Chirac à Hollande en passant par Sarkozy, le mot d’ordre reste le même. La France n’a pas d’amis, elle n’a que des intérêts. Cette adaptation de la déclaration attribuée à Lord Palmerston : «  L’Angleterre n’a pas d’amis ou d’ennemis permanents, elle n’a que des intérêts permanents » trouve tout son sens. Tant les dirigeants français cités hauts et à venir (Macron ou Le Pen) privilégieront l’intérêt suprême de leur pays au détriment d’un pays du tiers monde.

Du reste, les notions de souveraineté, d’Afrique digne ou encore d’indépendance véritable semblent s’être dissipées dans les mémoires de ces pro-Gbagbo. Tels des feuilles soufflant au gré du vent, ils s’accrochent à la moindre promesse électorale du premier candidat qui use du fonds de commerce que représente Gbagbo. En réalité, Mélenchon ou Marine Le Pen sont simplement en quête de voix de la diaspora noire à l’image des candidats à la présidentielle ivoirienne tenue en 2015. Charles Konan Banny, Essy Amara, Kouadio Konan Bertin…tous avaient fait de la libération de Gbagbo leur programme de gouvernement. La présidentielle terminée, tous sont retournés à leurs occupations, attendant certainement les prochaines joutes électorales.

Libération des prisonniers politiques, retour des exilés, réconciliation véritable, etc. les combats à mener pour la paix et le développement du pays sont nombreux pour se laisser endormir par un candidat opportuniste. Enfin, exiger la libération de Gbagbo relève du bon sens et nullement d’un exploit. Le véritable exploit consiste pour Mélenchon et Le Pen à reconnaître les crimes de la France aussi bien en Côte d’Ivoire qu’en Afrique. A cet exercice, Emmanuel Macron s’y est hasardé avant de reculer. Blanc bonnet, bonnet blanc.

imatin

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