02042023Headline:

Migrants dans le Pas-de-Calais: pas de répit pour Noël

Sur la côte nord de la France, entre Calais et Grande-Synthe, le froid de l’hiver est mordant en cette période de Noël. Des centaines de personnes en exil survivent dans des conditions inhumaines en attendant de traverser la Manche pour se rendre au Royaume-Uni. De nombreuses associations comme le Secours Catholique, la Croix Rouge, leur viennent en aide pour leur permettre de rester dignes. L’association Salam leur fournit des repas chauds sur le camp de Loon-Plage, où régulièrement les campements de fortune sont démantelés par les forces de l’ordre.

Ici, ni eau courante, ni toilettes, ni douches. Un contexte déshumanisant que dénonce le Secours Catholique. «De toutes façons, ils vont passer, à quoi cela sert-il de les traiter ainsi ?», s’insurge un bénévole de Salam. «Avec ces camps déshumanisés, on les pousse à la mer, c’est la honte».

Le prêtre jésuite Philippe Demeestère qui avait fait une grève de la faim de trois semaines l’an dernier pour protester contre les démantèlements répétés s’est impliqué corps et âme : «c’est corporellement qu’on est impliqué, il y va de notre identité propre». C’est lui qui avait invité, l’an dernier, (2021) l’évêque d’Arras Mgr Olivier Leborgne installé en octobre 2020, à venir à la rencontre des migrants à Calais. Celui-ci a célébré une messe de Noël en 2021 sur un parking auprès d’Erythréens sur le chemin de l’exil. De ces rencontres, l’évêque d’Arras a publié un livre, «Prière pour les temps présents» (éditions du Seuil) dans lequel il s’insurge contre l’indignité humaine.

 

Comments

comments

What Next?

Recent Articles