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MONDE, France: Tariq Ramadan en détention provisoire pour viol

La cour d’appel de Paris a décidé, jeudi, de maintenir Tariq Ramadan en détention provisoire. Mis en examen pour viols, il demandait sa remise en liberté pour des raisons de santé.

Mis en examen pour viols, Tariq Ramadan reste en prison. La cour d’appel de Paris a décidé, jeudi 22 février, de le maintenir en détention provisoire, malgré sa demande de remise en liberté pour raison de santé.

Écroué depuis le 2 février, le théologien suisse de 55 ans dit souffrir d’une sclérose en plaques et d’une neuropathie. Avant de se prononcer, la chambre de l’instruction avait désigné un expert médical, qui a jugé lundi que son état était compatible avec son incarcération.

L’intellectuel, qui conteste les accusations portées par deux femmes en France contre lui, est écroué à la prison de Fleury-Mérogis, dans l’Essonne.

Sa détention a suscité un vif émoi dans une partie des rangs musulmans, certains dénonçant un “deux poids, deux mesures”, voire un “complot” contre une des rares figures médiatiques de l’islam européen.

Environ 80 personnes se sont rassemblées, jeudi en fin de journée, devant le palais de justice de Paris pour protester contre son maintien en détention, a constaté une journaliste de l’AFP. “Justice pour Tariq Ramadan”, pouvait-on lire sur le T-shirt d’une jeune femme. Pour Salma, la cinquantaine, “la présomption d’innocence n’est pas respectée, c’est de la torture psychique et physique”.

Tariq Ramadan a été mis en examen le 2 février pour viols, dont l’un sur personne vulnérable, après les plaintes de deux femmes fin octobre, qui ont débouché sur une information judiciaire confiée à trois juges d’instruction.

Toutes deux ont confié aux enquêteurs “l’emprise mentale” qu’exerçait sur elles ce “maître spirituel”. Elles ont décrit des rendez-vous ayant soudainement basculé dans des rapports sexuels d’une grande violence sous la contrainte, dans des hôtels en marge de conférences à succès de l’islamologue, le 9 octobre 2009 à Lyon et en mars-avril 2012 à Paris.

La justice a ordonné son placement en détention provisoire car elle craint une fuite à l’étranger ou d’éventuelles pressions sur les plaignantes ou d’autres femmes ayant témoigné sous X.

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