01252020Headline:

Mouhamadou Soumahoro fait de troublantes révélations sur un pacte qui existerait entre les ex com’zones et le deal Bédié-Soro

Le journaliste ivoirien d’investigation Mouhamadou Soumahoro fait des révélations sur un pacte qui existerait entre les ex com’zones et le deal Bédié-Soro.

Avant « l’exile volontaire » de Soro, les protocoles et services de sécurité des 2 hommes (Bédié et Soro) se sont activés pour rendre mémorable la visite de Soro à Daoukro. Il fallait marquer le coup, et pour l’histoire, et pour troubler le sommeil du PRADO.

2 semaines avant la visite soit exactement le 12 février 2019, un individu à la tête dégarni, réussi à entrer en contact avec le Colonel Yeo, proche de l’ancien PAN et responsable de la sécurité de Soro. Il aurait des informations crédibles selon lesquelles, l’ancien chef rebelle se ferait assassiner au retour de chez Bédié, pour faire accuser NZUEBA. L’information est analysée avec minutie et prise au sérieux parce que selon lui, le Colonel Wattao aurait été mis dans la confidence.

Il faut savoir que, Wattao est (était) pour le clan Soro, l’assurance tout risque, le fidèle parmi les fidèles, l’incorruptible. Un pacte les liait. Ce pacte avait été formalisé à l’assassinat de Ibrahim Coulibaly dit IB. Ce pacte reposait sur le postulat selon lequel, si un jour, Ouattara décidait de les livrer à la CPI (Soro, Wattao, Mourou, Fofié, Vetcho, Shérif, Yeo et les autres), peu importe l’accord de la France, il aurait à le payer de sa vie. Personne n’abandonnerait l’autre. Et la puissance de feu de chacun serait sans limite.

Contacté, Wattao a décliné toute rencontre et prévenu qu’il ne pouvait s’exprimer et craignait pour son ami Soro. C’est dans cette atmosphère de suspicion qu’à eu lieu la rencontre entre Bédié et Soro à Daoukro en février 2019.

Le Cortège de l’ex-PAN était vide. La technique d’Hambourg, avait été utilisée pour son transport. Cette technique consiste à transporter un officiel par une ‘ouvreuse », si le cortège est une cible potentielle. « L’ouvreuse » est sans escorte pour ne point attirer l’attention et précède le cortège qui maintient une distance de 45 secondes à 1mn25. Pour tromper encore plus la vigilance, elle est conduite par une femme. Le premier véhicule du cortège a l’œil sur « l’ouvreuse » et doit être à mesure de la couvrir et l’atteindre dans les premières 45 secondes.
Cette technique allemande, avait été utilisée en 2002 pour le transfert du jeune chef rebelle, d’Hambourg à Stuttgart, à bord d’une Audi A8.

Les 48 heures à Daoukro ont été mis à profit, non seulement pour démontrer au pouvoir, la naissance d’une alliance, mais surtout, pour peaufiner une stratégie commune. Un accord avait été trouvé…

Si Bédié devient président, Soro deviendrait son Vice – Président. L’économie et l’intérieur reviendraient au PDCI, ainsi que l’éducation et le Budget. La défense, les affaires étrangères, le Pétrole reviendraient à Soro. Et Si par « circonstances », le Vice-président accédait au pouvoir, il nommerait à la Vice-présidence, un PDCI… Si Soro devient président, la vice-présidence reviendrait au PDCI qui désignera cette personnalité. Mais cette fois, la défense, l’intérieur, l’économie et le pétrole reviendrait au parti du Président. C’est ce jour que, Bédié a conseillé au jeune homme de créer un parti en bonne et due forme car : » Comité politique ça ne veut rien dire ».
La stratégie consistant à sortir du pays pour aller communiquer à l’extérieur, relevait d’une pensée du « Vieux », afin de convaincre les « décideurs » de la fin du célèbre banquier de la lagune Ebrié. Tous les scénarios avaient été exploré.

« Saa Bléblé » se savait menacé. Et pour cause, il lui avait été expressément demandé de clarifier son positionnement en faveur du PRADO contre Soro. Selon toute vraisemblance, il n’avait pris partie, ni pour l’un, ni pour l’autre, en tout cas, pas officiellement. Est-ce ce qui a précipité » son diabète de type 7″ ? Tout compte fait, fin juillet, le Colonel avait commencé à s’affaiblir.

Après Daoukro, Soro sait qu’il partirait pour un long moment. Il veut positionner ses troupes, positionner ses hommes. Il veut aussi voir ses parents et leur expliquer les risques et les dangers à venir. Il veut surtout la bénédiction des anciens. Ses conseillers et stratèges lui tracent un parcours qui le mène à travers les contrées de la Côte d’Ivoire, jusqu’à Ferké…

Pendant ce temps, le pouvoir (qui joue toujours d’amateurisme), n’a pas suivi le déplacement des cargaisons d’armes et de munitions qui s’opéraient sous leurs yeux.

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