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Municipales et régionales: Bédié, S’il s’agissait d’un pari, ceux qui porteraient leur choix sur le boycott des élections du 13 octobre prochain par le Pdci emporteraient la mise.

La majorité des Ivoiriens craignaient, en effet, que le président Henri Konan Bédié ordonne le retrait des candidats de son parti des municipales et régionales prochaines. Ce serait une façon, tout à fait logique et compréhensible, pour le parti doyen de protester contre le refus du président Alassane Ouattara de réformer la Commission électorale indépendante (Cei) avant ces élections locales, comme il le réclamait.

A l’issue de son tête-à-tête avec le chef de l’État, mercredi 08 août 2018, le président Bédié révélait la promesse qu’il lui aurait faite de réformer la Cei avant le 13 octobre. En réponse, le président Ouattara avait plutôt indiqué que cette réforme ne concernait que les élections présidentielles de 2020. D’où la forte tendance à penser que le Pdci se retirerait de ce processus électoral piloté par une structure qu’il dénonce.

Bédié et ses hommes feront plutôt le choix d’y participer ; cela pour diverses raisons. « Le 19 septembre, lorsque Henri Konan Bédié a réuni son secrétariat exécutif, la question de la participation aux élections (locales) n’a pas fait l’unanimité. Il était sans doute trop tard pour ne pas aller aux élections, nos candidats n’auraient pas respecté ce choix. Nous ne pouvions pas risquer de mettre à mal notre unité », explique un baron du Pdci dans un article publié le mardi 25 septembre 2018 sur jeuneafrique.com.

Le risque était en effet très grand pour ce parti, à seulement quelques semaines du scrutin. Plusieurs cadres engagés dans la course, tant physiquement, moralement que financièrement, avaient une sérieuse appréhension d’une décision de retrait. Cela ferait passer par pertes et profits tous les efforts consentis, avec à la clé une véritable fronde contre Bédié et une sérieuse menace sur la cohésion de son parti. Dans un contexte marqué par la division au sein du Pdci, avec la création du mouvement ‘’ Sur les traces d’Houphouët-Boigny ‘’, le président Bédié ne voulait pas fragiliser davantage son parti avec un boycott des élections locales. De plus, le leader du Pdci estime que l’absence du vieux parti à ces élections lui serait plus dommageable que bénéfique. Pour lui, ce serait un bon test de préparation de la cruciale échéance présidentielle de 2020, pour laquelle son parti est plus que jamais engagé. Toujours selon ce site, le président Bédié a évoqué « l’importance d’être présent dans les municipales et les régionales du pays pour pouvoir avoir un œil sur l’état civil dans la perspective de 2020 ». En clair, toute la bataille politique qui a lieu en ce moment vise à préparer les élections présidentielles. Que ce soit au Pdci ou au Rhdp, 2020 n’est pas négociable, et aucun sacrifice n’est de trop pour y arriver.

H. ZIAO

secrum

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