04252017Headline:

Mutinerie/ Qui contrôle réellement l’armée ivoirienne ?Des têtes vont tomber..

Alassane Ouattara garde jalousement le ministère de la défense certes. Toutefois le récent soulèvement des mutins montre qu’il est loin d’avoir une mainmise sur les Forces armées de Côte d’Ivoire (FACI).

De la mutinerie du jeudi 5 janvier dernier découle une remarque indéniable. Bouaké, capitale de l’ex-rébellion demeure l’épicentre du pouvoir militaire. La capitale de la région du Gbèkè donne les instructions, puis Korhogo, Daloa et autres lui emboitent le pas. Du coup, l’homme fort de Bouaké reste incontournable dans le dispositif de la défense ivoirienne.

Cet homme n’est point le Président Ouattara dont le titre de ministre de la défense semble symbolique. A la recherche du bouc émissaire, des regards se retournent vers le président de l’Assemblée nationale Guillaume Soro ex-chef de la rébellion.

Tout un symbole qui a le mérite de prouver que le chef de l’Etat règne sans gouverner. L’absentéisme ou le mutisme du chef d’Etat-major et de la chaine de commandement en témoigne.

Des têtes vont tomber

Ni les renseignements généraux, ni la chaine de commandement n’a eu le nez creux pour savoir ce qui se tramait au sein de la grande muette. C’est un truisme de dire que les responsabilités seront situées dans les jours à venir. D’autant que les questions de primes et autres revalorisations salariales avaient déjà été posées en novembre 2014. Des têtes vont tomber. Le temps pour le Président Ouattara de trouver 5 millions Frs Cfa pour les 8400 mutins, soit 42 milliards Frs Cfa auxquelles s’ajoutent 8400 villas dont le nombre de pièces n’a pas été précisé. Entre cette mutinerie et la fronde sociale (grèves des fonctionnaires et planteurs), c’est peu de dire que le Président Ouattara est entre le marteau et l’enclume.

.lecridabidjan

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