02052023Headline:

Otan: la Turquie «veut des choses qu’on ne peut pas leur donner», dit la Suède

La Turquie, qui bloque depuis mai l’entrée de la Suède et de la Finlande dans l’OTAN, a des exigences que la Suède ne peut ni ne veut atteindre, a affirmé aujourd’hui le premier ministre suédois Ulf Kristersson. « Nous sommes convaincus que la Turquie va prendre une décision, nous ne savons juste pas quand. La décision est dans le camp de la Turquie », a-t-il dit, évoquant le processus d’adhésion de son pays à l’Alliance atlantique lors d’une conférence sur la défense et la sécurité en présence du secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg.

Cette décision dépend notamment de plusieurs facteurs de politique intérieure turque. Fin décembre, Ankara avait relevé des « mesures positives » prises par Stockholm, mais réclamait « d’autres pas importants » pour lever ses objections à l’entrée de la Suède dans l’OTAN, avait alors indiqué Mevlut Cavusoglu, le ministre des affaires étrangères turc. Ces déclarations intervenaient quelques jours après le refus de la Cour Suprême suédoise d’extrader le journaliste Bülent Kenes, réclamé par le président turc Recep Tayyip Erdogan.

Seuls les parlements turc et hongrois n’ont pas ratifié l’entrée de la Suède et de la Finlande dans l’OTAN.
En marge de la conférence de dimanche, le chef de la diplomatie finlandaise a réaffirmé que son pays entrerait en même temps que son voisin dans l’Alliance Atlantique. « La Finlande n’est pas si pressée de rentrer dans l’OTAN qu’on ne peut pas attendre que la Suède obtienne le feu vert », a dit Pekka Haavisto à la presse.

Comments

comments

What Next?

Recent Articles