05252017Headline:

Ouattara sans detour ” je serai sans état d’âme avec les “Gbagbo ou rien”

Ouattara menace les «Gbagbo ou rien»

Fini, la récréation. Le chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara annoncé  à Odienné qu’il sera sans état d’âme avec les cadres de l’opposition ivoirienne, notamment ceux du mouvement majoritaire “Gbagbo ou rien” du Front populaire ivoirien (FPI) qui enfreignent aux lois.

“Parlant de l’arrestation vous dites, certains cadres du FPI, je crois que la question est mal posée. Nous, n’arrêtons pas les gens en fonction de leur couleur politique. Le ministère de la sécurité fait son travail en fonction des lois et règlement de ce pays. Il y a des lois et ceux qui enfreignent aux lois, si on prend quelqu’un en train de voler, on l’arrête et on l’envoie au tribunal. Ces gens apparemment ont violé la loi. Ils savaient bien qu’ils ne devaient pas organiser cette manifestation. Ils ont voulu donc tenir tête aux forces de l’ordre. Et tout simplement la loi est appliquée. Et nous serons sans état d’âme. Nous le ferons avec fermeté,” a déclaré Ouattara, à la préoccupation d’un confrère proche des organes de l’opposition dénonçant les arrestations et emprisonnements de nombreux cadres de la tendance Laurent Gbagbo du parti récemment divisé par une autre branche, celle de Pascal Affi N’Guessan suspectée d’être affiliée au régime en place.

Le chef de l’Etat ivoirien a poursuivi qu’il veut la cohésion, la réconciliation mais pas un Etat de désordre.

“Nous ferons en sorte que les Ivoiriens soient en paix. Que la sécurité continue de régner dans ce pays. Il ne faut pas que les gens prennent pour prétexte la période électorale pour intimider quelques ivoiriens que ce soit. Il faut que nous allions à ces élections de manière apaisée, ensemble vraiment dans un esprit ouvert et démocratique,” a-t-il insisté.

Alassane Ouattara veut également laisser une Côte d’Ivoire moderne ainsi qu’un pays émergent en partant du pouvoir en 2020 et annonce qu’il ne croit plus à ces histoires de commissions électorales.

“Je veux vous laisser également un pays qui sera reconnu comme ayant des institutions fortes, ayant la capacité de faire des élections démocratiques, des élections transparentes. Et puis d’ailleurs après ça, ces histoires de commissions électorales, je n’y crois pas beaucoup. Elles seront remplacées par le ministère de l’intérieur et c’est le cas pour tous les pays démocrates, c’est le cas en France, au Sénégal,” s’ est expliqué le chef de l’Etat ivoirien.

Ouattara préfère une commission d’observation, mais comme son pays est dans une situation de crise il accepte la Commission électorale indépendante.

Selon lui, dès cette année, il aurait fait organiser les élections par le ministère de l’intérieur et de la sécurité. Parce que le ministère de l’intérieur en a la capacité. En confiant la tâche à la CEI, il pense que cette institution chargée des élections dans son pays est équilibrée.

Même si cet avis de Ouattara n’est pas partagé par l’opposition ivoirienne, le chef de l’Etat ivoirien pense que pour cette dernière élection, la commission peut faire ce travail et puis après les ivoiriens passeront au ministère de l’intérieur.

Dans moins de cinq mois Ouattara mettra en jeu son fauteuil alors qu’il a prêté serment officiellement en mai 2011.

Il ne voit pas d’inconvénient à cela puisque selon lui, lorsqu’il a constaté son élection par la Commission électorale indépendante, il a fait un serment par écrit dès le 2 ou le 3 décembre 2010.

“Mon mandat, pour moi, court à partir de décembre 2010 et c’était tout à fait normal. Et je veux être conforme à la constitution. La constitution dit que l’élection du président se fait le mois d’octobre de la cinquième année du mandat présidentiel. Mon mandat ayant commencé en décembre 2010, pour moi, même si je n’ai pris effectivement fonction qu’en mai 2011, je veux être conforme à la constitution,” a soutenu Ouattara.

Les quatre mois et demi voire cinq mois passés à l’hôtel du Golf n’auraient pas affecté son mandat. Il croit avoir largement rattrapé ce temps.

“En quatre ans, nous avons fait plus que notre prédécesseur en plus de dix ans. Donc ce qui m’intéresse c’est ce que nous faisons pour les Ivoiriens et non pas la durée de mon mandat,”a-t-il mentionné.

S’il a décidé de respecter la constitution de son pays, le chef de l’Etat ivoirien pense qu’il doit avoir un débat avec la classe politique pour la tenue des élections locales, même s’ il avoue que l’idéal serait pour lui qu’on revienne bien sûr à normaliser la situation en Côte d’Ivoire. C’est à dire les élections présidentielles en octobre, les élections législatives en novembre et les élections locales (municipales et régionales) en décembre 2015.

“C’est un débat que nous auront bien sûr avec la classe politique pour voir si nous avons besoin de ramener toutes les élections dans le dernier trimestre de cette année ou s’il faut attendre et trouver un autre moment pour le faire,” a prévenu Ouattara.

En attendant, il reste selon lui, indifférent face à cette situation.

Wassimagnon, Abidjan

Source: Koaci

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