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Parc national de Taï : Le projet de paiement des réductions d’émissions validé

Le programme dénommé “Projet de paiement des réductions d’émissions (Pre) du plan de partage des bénéficiaires autour du parc national de Taï ” a été révisé et validé au cours d’un atelier organisé le 22 novembre 2023, au siège de la Banque mondiale d’Abidjan Cocody.

Ce projet s’inscrit dans la troisième phase de mécanisme de la réduction des émissions de gaz à effet de serre résultant de la déforestation et de la dégradation des forêts (Redd+).

Le but étant d’opérationnaliser et d’inciter tous les acteurs, en particulier les communautés locales ainsi que les institutions de gestion des aires protégées à s’engager dans une gestion forestière durable à long terme.

À l’ouverture, Kouadio Parfait, directeur de cabinet, représentant du ministre de l’Environnement, du développement et de la transition écologique Jacques Assahoré Konan s’est dit heureux de l’engagement des acteurs de mettre en œuvre un modèle de développement vert qui propose des alternatives et des incitations basées sur les résultats afin de lutter contre le changement climatique, de diversifier les sources de revenus des agriculteurs, de promouvoir une agriculture sans déforestation, de protéger les ressources naturelles et de restaurer le couvert forestier et préserver la biodiversité.

Le directeur de cabinet a en outre réitéré la volonté du gouvernement à poursuivre la mise en œuvre de la stratégie nationale de Redd+ qui contribue à la politique agricole “zéro déforestation”.

« Afin de lutter contre les facteurs de la déforestation et de la dégradation des forêts, le gouvernement ivoirien s’est engagé depuis 2011 dans le mécanisme des émissions de gaz à effet de serre résultant de la déforestation et de la dégradation des forêts redd+ », a indiqué l’émissaire du gouvernement.

Konan Éric, coordinateur du projet de paiement des réductions d’émissions a indiqué que le projet est financé par la Banque mondiale à hauteur de 50 millions de dollars US sur la période 2021-2025, soit cinq (5) ans, dans cinq régions. Notamment, le Cavally, le Nawa, San-Pédro, le Guémon et le Gbôklè. Il s’étend sur une superficie totale de 4,6 millions d’hectares et regroupant deux nationaux (parcs nationaux de Taï et du Mont Péko), une réserve naturelle (réserve du N’zo) et 24 forêts classées (dont 22 de catégorie 3).

Les bénéficiaires sont, entre autres, les coopératives de production de cacao, les producteurs individuels de cacao engagés dans l’agroforesterie, les acteurs chargés de garantir un environnement favorable à la mise en œuvre du programme, notamment sur le plan de la gouvernance, du suivi-évaluation, de la gestion et des transferts des fonds, etc.

Quant à Bescond Jean Dominique, spécialiste principal en gestion des ressources naturelles de la Banque mondiale, il a souligné que sa structure accompagne l’État de Côte d’Ivoire en vue d’atteindre ses objectifs visant à lutter contre le changement climatique dans le monde en général et en particulier à atteindre son couvert forestier de “20%”.

 

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