12072022Headline:

Paris : un campement démantelé, près d’un millier de migrants mis à l’abri

 

Ces migrants, qui vivaient sous le métro aérien, ont été déplacés vers des centres d’hébergement. Il s’agit essentiellement d’Afghans.Près d’un millier d’exilés qui vivaient dans les rues du nord de Paris ont bénéficié ce jeudi matin d’une opération de mise à l’abri et leur campement sous le métro aérien a été évacué, a-t-on appris auprès d’associations leur venant en aide.Ce campement, essentiellement constitué de ressortissants afghans, s’était reformé après une précédente évacuation fin octobre par les forces de l’ordre, qui veulent éviter à tout prix la reconstitution d’importants camps de migrants en lisière de Paris, répondant à la politique dite du «zéro point de fixation».

Démarrée vers 7h, l’opération s’est terminée avant midi et «il y a eu 956 personnes mises à l’abri», a indiqué à l’AFP l’association France terre d’asile (FTDA), opératrice de l’État.«Une cinquantaine de personnes arrivées plus tard risquent de ne pas avoir de solution», a-t-elle ajouté, soulignant toutefois que les derniers comptages de l’association faisaient état de 360 à 540 personnes vivant sur le campement, au 15 novembre.

Transfert vers des centres d’hébergement«Le besoin de centres de premier accueil» pour éviter un passage obligatoire par la rue «est particulièrement accru en ce moment car il y a beaucoup d’arrivées avec énormément de primo-arrivants, notamment afghans», a expliqué Hélène Soupios-David, responsable du plaidoyer chez France terre d’asile.

Les personnes prises en charge ont été emmenées à bord d’une vingtaine de bus pour être transférées vers des centres d’hébergement pour moitié en Ile-de-France, a pour sa part indiqué Nikolaï Posner, un responsable d’Utopia56 qui intervient auprès des migrants à la rue.

«Ce sont à 80, 90% des Afghans et quelques personnes d’Afrique de l’Est. Sur place, la situation était particulièrement compliquée car il commençait à faire très froid», a-t-il ajouté, déplorant le «cycle perpétuel» de formation des campements et d’évacuations policières.

Depuis la dernière opération du 27 octobre sur ce même endroit, avec des tentes réparties au-dessus des rails de la Gare du Nord jusqu’au métro aérien du quartier de Stalingrad, «on a constaté une augmentation significative du nombre de personnes» qui se sont ajoutées à celles qui n’avaient pas été prises en charge fin octobre, a complété la responsable du plaidoyer chez FTDA.

Avec AFP

 

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