10202020Headline:

People: grâce au réseau, il vole de son quartier populaire d’Afrique à New York

Le conte de fées du jeune danseur sous la pluie. La photo, devenue virale, est celle d’un jeune garçon qui exécute avec grâce une chorégraphie de ballet classique sous la pluie, dans une cour au sol crépi, avec en arrière-plan des casiers de boisson empilés, et une femme qui tourne le dos à l’objectif. Cette photo, postée par Daniel Ajala Owoseni, danseur autodidacte et directeur de la Leap of Dance academy, une école de danse classique fondée en 2017 au Nigéria, a ému en quelques jours les internautes du monde entier. Avec 12 élèves entassés dans un espace restreint, à savoir un studio aux meubles ajustés contre les murs, Ajala poursuivait le rêve fou de populariser le ballet dans son pays, mais surtout, de faire taire les stéréotypes que véhicule la société africaine sur cet art. C’est dans ce cadre qu’il a ainsi filmé le jeune Anthony Madu, élève de ladite école. Son rêve est sans doute réalisé, car quelques jours après la publication de cette photo sur Instagram, Cynthia Harvey, Directrice artistique d’une prestigieuse école de danse de New York, a retrouvé le garçon grâce aux réseaux sociaux. Celui-ci pourra ainsi désormais travailler à la réalisation de sa passion, en participant pendant trois semaines à un stage d’été dans l’école dirigée par Cynthia Harvey. Quand à Daniel, on peut également dire que sa pugnacité a été récompensée, car en plus d’inscrire son nom entre les lignes d’un art hautement éclectique, il pourra également participer à un stage de deux semaines dans la même école, afin de perfectionner sa formation au contact d’autres enseignants. Un clin d’œil supplémentaire, s’il en faut, aux pouvoirs publics en Afrique, sur le fait que le continent regorge de talents à l’état brut qu’il est désormais plus qu’urgent de valoriser.

Melv Sage

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