09202019Headline:

Politique : “en 2020,les ivoiriens fêteront avec Président Laurent Gbagbo le départ de ce régime liberticide”, Georges Armand Ouégnin

A 15 mois des élections présidentielles, le Fpi de l’ex-Président ivoirien, Laurent Gbagbo et le parti politique EDS, annoncent le retour triomphal de leur leader politique. Un retour qui favoriserait le départ du régime Ouatara.

Le 25 Août 2019, à Asopé, lors d’un Meeting FPI-EDS, le Professeur George- Amand Ouegnin s’est prononcé sur la situation Socio-politique ivoirienne en générale et de l’Élection présidentielle de 2020 en particulier. Ci-dessous, le discours du Professeur Georges Armand Ouégnin, Président de EDS.

Chers frères et soeurs,militantes et militants du FPI,Democrates Ivoiriens, mesdames et messieurs
Qu’il me soit tout d’abord permis de vous adresser nos très chaleureuses salutations au nom de tous les signataires de notre plateforme commune,Ensemble pour la Democratie et la Souveraineté (EDS).
Qu’il me soit aussi permis,d’adresser mes très sincères remerciements au secrétaire général, le docteur ASSOA ADOU,dont le parti,le FPI,créé et presidé par le président Laurent GBAGBO, est membre fondateur de EDS dont il constitue “la colonne vertébrale” .
Qu’il me soit permis ensuite de saluer les fédérations FPI du departement d’Adzopé pour l’accueil chaleureux à nous reservé en ce jour à travers une très forte mobilisation qui demontre que le FPI est un poids lourd de la vie politique Ivoirienne à l’instar de son président fondateur et grand homme d’Etat, le président Laurent GBAGBO, le père du multipartisme et de la democratie en Côte d’Ivoire.
Qu’il me soit permis enfin de saluer le PDCI-RDA ,le PDCI-RDA fidèle aux valeurs du incarnées route sa vie durent par Felix HOUPHOUET BOIGNY et présidé par le président Henri Konan BEDIE ,qui nous a rejoint sur le chemin de la lutte pour la democratie vraie et l’alternance pacifique.

Chers frères et soeurs,

Depuis le 11 Avril 2011,la Côte d’Ivoire, la Terre de nos ancêtres vit au rythme d’une succession d’évènements sociopolitiques dont il est difficile aujourd’hui de prédire la fin.
En effet les tenants actuels du pouvoir ont instauré un régime autoritaire à nul autre pareil en Côte d’Ivoire. Les violences,la haine,les traques,les arrestations et les emprisonnements arbitraires de milliers de citoyens et de centaines de personnalités proches du président Laurent GBAGBO, l’interdiction quasi systématique de toute activité de masse des opposants ,l’érection du non-droit en normes ont fini par exasperer la population Ivoirienne qui a decidé de prendre son destin en main.
C’est dans ce contexte aussi sombre qu’incertain, qu’à l’initiative du FPI,des partis et personnalités politiques ,des organisations et personnalités de la société civile et des mouvements patriotiques,conscients des dangers qui menacent le présent et l’avenir des futures générations de notre pays ,ont décidé de redonner confiance et espoir au peuple en créant une plateforme politique dénommée Ensemble pour la Democratie et la Souveraineté (EDS).
À ce niveau de mon propos, je voudrais vous demander respectueusement de vous lever pour observer une minute d’applaudissement en la memoire du président Aboudramane SANGARE,le veritable architecte de EDS (Applaudissement…)
Merci
EDS ainsi créé a pour objectifs la reconciliation nationale qui passe par la liberation totale et le retour en Côte d’Ivoire du président Laurent GBAGBO et du ministre Charles BLE GOUDE, la libération de tous les prisonniers civils et militaires dont le général ĎOGBO BLE BRUNOT ,à qui nous présentons nos sincères condoléances relativement au decès de sa genitrice il ya peu, le retour sur la Terre de leurs ancêtres de tous les exilés sans conditions ,le retablissement et le respect des libertés individuelles et collectives ,le retablissement de l’Etat de droit et de la stabilité politique, la restauration de la democratie et une administration equitable et bien evidemment la reconquête du pouvoir d’Etat en 2020,qui passe necessairement par des élections libres, justes,regulières et transparentes garanties par un organe électoral crédible.

Vous assistez depuis peu à une vive polémique sur la question de la reforme de la Commission Electorale Independante (CEI).
De quoi s’agit-il concrètement?
Le 6 Août 2018,à la faveur de son discours à la nation, le chef de l’Etat avait declaré qu’il reformerait la CEI conformement à l’arrêt de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples(CADHP)…
Mais dans les faits, les choses vont se passer autrement .Nous avons été associés par le gouvernement aux deux premières réunions où nous avons clairement emis le souhait de voir le principe de la concertation à travers des discussions inclusives, être retenu en lieu et place d’une consultation comme le voulait le gouvernement.
Deuxièmement nous avons fait la requête de l’obtention des termes de référence (tdr) auprès du gouvernement avant le déroulement de la prochaine réunion.Malheureusement avant cette réunion(la troisième du genre),nous n’avons reçu aucun terme de reference de la part du gouvernement .
En consequence,de commun accord avec tous les partis membres de EDS, le PDCI-RDA, le groupe des 23 partis politiques de l’opposition et LIDER,nous avons décidé de ne participer à aucune réunion tant que les termes de référence de la réunion ne nous sont pas remis. Nous avons donc refuse d’aller à une reunion à l’aveugle,sans en connaitre les tenants et les aboutissants .
Et notre position trouve son fondement du reste dans l’article 3 du protocole de la CEDEAO sur la democratie et la bonne gouvernance dont il est fait mention dans l’arrêt de la CADHP, et qui stipule:”les organes chargés des élections doivent être indépendants et/ou neutres et avoir la confiance des acteurs et protagonistes de la vie politique. En cas de necessité, une concertation nationale appropriée doit determiner la nature et la forme desdits organes. “
En la matière, la confiance étant totalement rompue avec les tenants actuels du pouvoir, nous avons appelé de tous nos voeux à la mise en place d’un cadre consensuel et inclusif d’echanges sur la question de la reforme de la CEI.
Nous avons par la suite organiser une conférence de presse commune avec nos alliés de circonstance du PDCI-RDA, du groupe des 23 partis politiques de l’opposition et LIDER, pour denoncer les dérives du gouvernement sur la question et sensibiliser l’opinion publique nationale et internationale. Nous avons même en cela été rejoints par les organisations de la société civile qui elles aussi s’insurgeaient contre le non respect de l’arrêt de la CADHP par l’Etat de Cote d’Ivoire.
Toutefois,en depit de cette vague de protestation sans précédent dans notre jeune histoire politique, le gouvernement va s’obstiner et nous ignorer pour s’appuyer sur une frange minime de l’opposition pour poursuivre ses consultations. Malheureusement, au moment de rendre les fruits de ce labeur impopulaire et illegal,les langues vont se delier et on va assister à un rejet du document final par ces partis qui avaient pourtant continué l’aventure.
Alors que retenir de ces faits?
Il faut comprendre que nous ne pouvons pas avoir confiance en ce gouvernement qui est capable de tout et que notre position de ne plus participer à ses consultations était très sage dans la mesure où ceux qui se sont laissés entrainer dans ce jeu ont fait volteface à la fin pour affirmer qu’ils ne se reconnaissaient pas dans le document final.
Aujourd’hui comme à l’accoutumé, nous assistons à un passage en force,puisque le projet de loi a été adopté par l’Assemblée nationale comme lettre à la poste ,puis la loi a été promulgué par le chef de l’Etat.
Malgré tout,fidèle à la philosophie politique du Asseyons- nous et discutons de notre référent, le président Laurent GBAGBO, EDS lance un appel solennel aux tenants actuels du pouvoir pour la réouverture du dialogue politique en vue de la mise en place d’un organe électoral veritablement consensuel.

Nous sommes determinés et avons foi en Notre action parce que seules des discussions inclusives sur la CEI peuvent réellement amorcer la reconciliation nationale vraie tant souhaitée par tous.

Nous étions à ce niveau lorsque nous avons pris connaissance du communiqué du président de la commission de l’Union Africaine qui felicite le gouvernement Ivoirien pour avoir pris en compte l’arrêt de la CADHP.

Nous nous insurgeons contre cette réaction inopportune et denuée tout fondement , et nous voulons en appeler à la vigilance des Etats membres de l’Union Africaine pour demander à la commission de jouer sa partition sans tenter par quelque subterfuge que ce soit d’influencer la CADHP qui je le rappelle est du reste est totalement autonome et Independante.
Nous nous réservons le droit d’interpeller les instances de l’Union Africaine et les organisations internationales pour denoncer cette prise de position qui peut porter préjudice à la cohésion sociale et à l’unité nationale.

Enfin on continue d’entendre un peu partout que tout est bouclé et géré pour 2020 ,nous leur concedons cela,mais nous disons que c’est le président Laurent GBAGBO qui détient la clé et il en fera bon usage en reconciliant veritablement les Ivoiriens dès son retour qui est plus qu’imminent .

Pour terminer, permettez que je vous dise qu’à l’instar des tenants actuels du pouvoir, les élections de 2020 se derouleront très bien car je suis profondement convaincu que la CEI sera reformé conformement à l’arrêt de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples .Et les Ivoiriens rassemblés et reconciliés, voteront massivement et c’est dans la joie,dans l’alegresse et la paix ,nous fêterons avec le président Laurent GBAGBO, le départ de ce régime liberticide.

Que Dieu qui est amour,justice et vérité nous garde et bénisse la Côte d’Ivoire,notre patrimoine commun.
Je vous remercie.

Abidjantv.net

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