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Pour la libération des prisonniers militaires, les pro-Gbagbo ont décidé de faire encore incarcérés «une exigence nationale » ; Un meeting prévu. (Koua Justin)

Après l’ordonnance du 6 août 2018, du président de la République, Alassane Ouattara, portant amnistie de 800 prisonniers et exilés issus de la crise post-électorale de 2010, les pro-Gbagbo ont décidé de faire de la libération des militaires encore incarcérés, «une exigence nationale ». Pour atteindre cet objectif, Koua Justin, président de la jeunesse de la plateforme politique Ensemble pour la démocratie (Eds), et ses camarades comptent organiser un meeting « pacifique », le samedi 15 septembre prochain au terrain de la Riviera Anono, à Cocody.

Au cours d’une conférence de presse qu’il a animée, jeudi 16 août 2018, au Deux-Plateaux, en présence de Dahi Nestor (désigné Président du comité d’organisation -Pco- du meeting) et de plusieurs autres responsables de jeunesse, Koua a justifié la libération des militaires. « Le régime de monsieur Alassane Ouattara persiste dans sa volonté de diviser les Ivoiriens. Regardez vous-mêmes son ordonnance d’amnistie. Cette ordonnance d’amnistie concerne les infractions en lien avec la crise postélectorale de 2010 et les infractions contre la sûreté de l’Etat depuis le 21 mai 2010. Alors, si tel est le cas, on peut légitimement se demander ce que font encore en prison le général Dogbo Blé, l’Amiral Vagba Faussignaux, les colonels Aby Jean, Mody Léopold, Gnatoa Katet, le commandant Kipré Yagba, Abehi Jean Noël, Séka Séka Anselme, le Commissaire Osee Loguey et tous les autres militaires encore dans les chaînes et les liens de la détention », s’est interrogé l’ex-leader de la jeunesse du Fpi-pro Sangaré.

Puis Koua Justin d’ajouter qu’à sa connaissance, il n’y a pas eu une crise post-électorale des civils et une crise post-électorale des militaires. Mais plutôt une seule crise postélectorale, selon lui. Raison pour laquelle il a indiqué que si une ordonnance d’amnistie est prise, elle doit concerner l’ensemble de tous les acteurs. D’où leur volonté de mener ce « combat » pour « qu’aucun militaire ne reste en prison ».

Pour l’opposant, «les militaires n’ont fait que défendre la patrie attaquée et agressée. Parce que dans une République, on ne prend les armes que pour défendre la patrie et protéger la loi». Le conférencier a également relevé le traitement que le pouvoir a réservé aux militaires encore en détention. Alors que, selon lui, d’autres soldats proches du régime sont « impliqués dans des tueries ». Pour lui, étant donné que ces deniers sont en « liberté et même promus », rien ne justifie « le maintien en détention de ceux qui ont défendu la République ».

« Qu’ils soient civils ou militaires, tous, sans exception, devront recouvrer la liberté. Nous allons manifester pacifiquement pour interpeller la conscience nationale et internationale, sur le sort des 60 militaires encore menottés dans les prisons, sur la nécessité de refonder la Cei ici et maintenant, avant toutes élections et aussi sur la souffrance des Ivoiriens abandonnés à la misère et la faim par le régime de M. Ouattara. Et rassurez-vous, nous serons sans repos tant que nous n’aurons pas obtenu un meilleur cadre pour les Ivoiriens», a-t-il rassuré.

Sur la question de la réforme de la Commission électorale indépendante (Cei), le chef de file de la jeunesse du mouvement dirigé par le professeur Georges Armand Oueggnin a déclaré qu’ils attendent que le chef de l’Etat convie les partis politiques, la société civile, y compris les religieux, pour qu’ensemble, ils puissent composer « une Cei qui sied aux Ivoiriens ». Fort de cela, Koua a appelé à Youssouf Bakayoko, président de la Cei, à céder son fauteuil plutôt que de communiquer des dates de dépôts des dossiers de candidature pour « des pseudos élections locales ».

Olivier YEO

(Stg)

linfodrome.com

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