07212017Headline:

Pouvoir dans les rues, pays ingouvernable/ Ouattara rattrapé par sa parole…« Je rendrai ce pays ingouvernable si ma candidature est rejetée

Fini les menaces de destabilisation de l’opposant Alassane Ouattara. Au pied du mur, l’instabilité lui retombe dessus.

Personne ne peut échapper aux conséquences de ses actes. Loin d’être une punition, cette personne ne peut que souffrir si elle a réuni les conditions de sa souffrance. C’est la loi du Karma ou l’équivalent de la loi de cause à effet dont le premier précepte stipule que l’on recolte ce qu’on sème, tout ce qu’on émet dans l’univers revient vers nous. C’est le lieu de comprendre la souffrance de l’actuel chef d’Etat ivoirien, Alassane Ouattara qui, à la faveur d’une pseudo cérémonie de renonciation des primes des mutins, jeudi 11 mai 2017, s’est dit meurtri par les mutineries de Janvier 2017.

La suite est connue. La souffrance ou le déshonneur de Ouattara doit être décuplé à en juger par la ènième mutinerie qui a paralysé le pays le lendemain de sa comique rencontre avec des mutins.

En effet, Alassane Ouattara paye le prix de ses menaces de destabilisation. « Je rendrai ce pays ingouvernable si ma candidature est rejetée. On va tout ‘‘gnagami’’ (gâter dans le langage de rue Ndlr) dans ce pays. », lançait le natif de Dimbokro le 21 mars 2001. En juillet 2002, Ouattara annonce depuis Korhogo sa volonté manifeste de ne point se soumettre au jeu démocratique. « Je n’attendrai pas 5 ans pour arriver au pouvoir », menaçait-il déjà. En 2003, aux heures de braise de la rebellion, Ouattara exige des élections en 2005 arguant qu’on peut faire des élections sans désarmement. Il semble donc logique que des personnes detiennent une poudrière à domicile si tant est que le désarmement n’a pas été fait et que l’actuel chef de l’Etat juge cela normal.

C’est sans compter sur la peur du voleur de se faire voler. « Je frapperai ce régime moribond et il tombera comme un fruit pourri. », dixit Alassane Ouattara en 1999 à l’endroit du régime Bédié. Il est clair, les frappeurs de pouvoir moribond ont peur de se faire frapper. Il faut donc vite trouver le bouc émissaire et lui endosser la responsabilité.

Enfin, faudrait-il rappeler à ces donneurs de leçons le discours musclé tenu par leur ‘‘brave tchê’’ au palais des sports de Treichville lors du seond tour de la présidentielle 2010.

« Quand on a échoué, on quitte le pouvoir »

« Quand est incapable de gérer le pays, on quitte le pouvoir. Quand on a échoué dans les grandes démocraties, on quitte le pouvoir. On ne s’accroche pas au pouvoir… », martelait-il. Après la grosse humiliation que les mutins lui ont flanquée, la démission reste la seule issue pour retablir son honorabilité.

imatin

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