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Présidentielle 2015 apaisée: Quand les actes qui trahissent les discours

Présidentielle 2015 apaisée: les actes qui trahissent les discours
L’année 2015 est décisive pour la Côte d’Ivoire, en ce qu’elle va connaître l’élection présidentielle après celle de 2010 qui a débouché sur une violente guerre civile. Cependant, à moins de 10 mois du scrutin prévu en octobre, le constat est que certaines habitudes qui ont contribué à plonger le pays dans le gouffre, refont surface.

C’est le vœu pieu formulé par tous les acteurs politiques ivoiriens, les leaders religieux et de la société civile. Que l’élection présidentielle d’octobre 2015 se passe dans d’excellentes conditions. Au sortir de la crise post-électorale qui a fait officiellement 3000 morts, et en perspective de l’élection prochaine, ces leaders n’ont pas manqué, à chaque fois, d’interpeller les Ivoiriens à travailler à un scrutin apaisé.

C’est pourquoi quand sonne 2015, année de la présidentielle, les leaders ivoiriens accordent un intérêt particulier à l’organisation de l’élection dans leurs messages et en font un point essentiel de leurs voeux.

Chef de l’Église catholique, Monseigneur Paul Ahouana affirmait dans son message que : « nous pouvons préparer et organiser des élections crédibles et transparentes qui marquent une étape de notre parcours qui traduisent notre maturité et notre capacité à rebondir en tirant les leçons du passé ». Oui, pour le serviteur de Dieu, si les Ivoiriens le désirent, ils pouvent éviter à la Côte d’Ivoire la page sombre et triste de son histoire qu’elle a fait voir au monde entier.

Charles Konan Banny, l’ex-président de la Commission Dialogue Vérité et Réconciliation (CDVR), s’inscrit dans la même vision et dit : « L’année 2015 qui arrive est une année décisive.

En effet, il s’agit d’une année électorale au cours de laquelle nous serons appelés à choisir ceux de nos concitoyens qui devront présider aux destinées de notre pays. Généralement, en Afrique, de tels moments sont malheureusement des moments de crise, de conflits ouverts et de ruptures génératrices de violences aveugles et de destructions massives. Le souvenir douloureux de la dernière période post-électorale est encore vivace dans nos esprits ».

Pour lui, les Ivoiriens ont, à travers la crise post-électorale 2010-2011, « touché le fond de l’abîme ! ». C’est pourquoi dira t-il, « maintenant, j’exhorte chaque citoyen et chaque citoyenne à faire l’ultime effort pour construire un vivre en commun, nécessaire à la réalisation de nos aspirations les plus nobles.

La Côte d’Ivoire ne doit pas entrer dans l’histoire à reculons. En 2015, nous aurons besoin de nous transcender pour faire triompher les valeurs fondatrices de notre Nation qui sont liberté, dialogue, respect des différences de toute nature afin que, conformément aux paroles de notre hymne national, notre cher pays devienne « un modèle de l’espérance promise à l’humanité ». Bien avant, sa résidence a été le lieu de manifestations hostiles à Alassane Ouattara.

Essy Amara, dernier secrétaire général de l’Organisation de l’union africaine (Oua) en 2001, puis président intérimaire de la Commission de l’Union Africaine en 2002, n’en dit pas moins sur ses sentiments au sujet de l’année électorale qui est 2015. Pour lui, « 2015 s’annonce pour nous comme une année de choix, une année de consolidation, sociale, de renouveau démocratique et de changement. »

Ainsi « je forme le vœu pour la Côte d’Ivoire et ses amis du retour d’une paix durable et vraie, du vrai pardon, de la réconciliation vraie. Nous travaillerons à une Côte d’Ivoire plus juste, plus équitable, plus sûre », souhaite-il.

Que dire du Président de la République Alassane Ouattara. Candidat à sa propre succession et bien que l’adversaire de tous les prétendants au trône, il a appelé à une « saine compétition » électorale en 2015. Une volonté rassurante, encourageante et qui est à saluer. En effet, dans son adresse à la nation du 31 décembre 2014, le chef de l’État, sachant que « l’année 2015 est une année électorale » a invité l’ensemble de la classe politique à s’inscrire dans une logique d’apaisement pour des élections calmes.

« J’encourage tous les acteurs de la vie politique à s’engager pour des élections transparentes et apaisées, dans un esprit de saine compétition. Ces élections doivent être l’occasion de donner un élan supplémentaire à l’action engagée ensemble depuis 2011, pour consolider la confiance de tous dans notre beau pays. Nous devons tous, nous engager (…) Lire La suite sur Linfodrome

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