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Présidentielle 2015: Soro livre des grands secrets sur Charles Diby et Djédjé Mady/Voici comment Diby a rejoint Ouattara

soro guillaume

 

Comment l’ancien ministre de l’Economie et des Finances a rejoint Ouattara

Les ministres Charles Diby et Djédjé Mady ont été magnifiés par le président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro.

Plus les années passent, plus les langues se délient sur certains faits ayant marqué la crise ivoirienne de 2002 à 2010. Le président de l’Assemblée nationale, par ailleurs ancien Premier ministre de la Côte d’Ivoire (4 avril 2001 au 8 mars 2012) a livré des confidences sur l’actuel ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, Charles Koffi Diby, et l’ancien ministre de la Santé publique et de la population, Alphonse Djédjé Mady, lors de sa tournée, le week-end dernier, à Daloa et à Bouaflé.

L’ancien chef du gouvernement ivoirien a livré deux secrets sur l’ex-ministre de l’Economie et des finances. D’abord sur le rôle qu’il a joué dans sa confirmation, lui-même Guillaume Soro, en tant que Premier ministre de Laurent Gbagbo, après la signature de l’Accord de Ouagadougou, et sur sa décision de rejoindre l’équipe de Ouattara. D’après Guillaume Soro, qui faisait ses confidences lors d’un meeting à la place ”Tchintchin” de Bouaflé, c’est le refus du ministre Diby d’être Premier ministre qui a fait de lui le locataire de la Primature en 2007. «Quand on m’a dit d’être Premier ministre après l’accord de Ouagadougou, je suis venu et j’ai fait savoir que Gbagbo et moi, nous n’allions pas nous entendre. C’est ainsi que j’ai proposé le ministre Charles Koffi Diby, comme il s’entend avec tout le monde. C’est dire que déjà à cette époque, nous l’appréciions quand il était encore ministre délégué de l’Economie et des finances. Je voulais publiquement le dire devant ses parents. Il faut qu’il sache et qu’il voie le dégré d’attachement et d’affection qu’on peut avoir pour lui. C’est quand il a refusé, et après intervention de plusieurs chefs d’État, que j’ai accepté le poste», révèle-t-il. Le deuxième témoignage, fait-il savoir, concerne la crise post-électorale, notamment le judicieux débauchage que Ouattara a opéré dans les rangs de l’ex-président Laurent Gbagbo. «Quand la crise post-électorale a éclaté en 2010, c’était très compliqué. Le président Ouattara venait de me renouveler sa confiance en me demandant de diriger l’équipe gouvernementale. A l’époque, on cherchait des ministres et ce n’était pas facile de les trouver. On était un peu confiné au Golf hôtel, il fallait être courageux. Diby était à l’intérieur du pays, je crois. (…). J’ai pensé à lui. Je me suis dit si Diby nous échappe, on aura des problèmes parce qu’il connaissait très bien les arcanes de la finance », informe-t-il. Dans ses explications, M. Soro ajoute qu’il a pris son téléphone pour appeler l’ex-argentier de l’Etat. «Je lui ai dit, M. le ministre Charles Diby, vous savez que j’ai été nommé par le président Ouattara en qualité de Premier ministre. Je lui ai dit : ”Vous savez aussi que Gbagbo a perdu l’élection. J’ai pensé à vous pour occuper le poste de ministre de l’Economie et des finances”. (…) Le ministre s’est assis, il m’a regardé, il a baissé la tête et deux secondes après, il m’a dit : ”je suis d’accord”», confie-t-il. En pleine investiture de la direction régionale de campagne du candidat du Rhdp de la région de la Marahoué, Guillaume Soro a félicité le ministre Diby pour cet instant historique. Pour lui, l’actuel ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, a choisi la belle et la bonne voie parce que dans la vie d’un homme, il y a des décisions qui se prennent à la seconde. Concernant Djédjé Mady, c’est dans la cité des Antilopes que le président du Conseil politique de la campagne du candidat du Rhdp a fait des aveux sur sa personne. Devant les populations du Haut Sassandra, l’ancien Premier ministre a rappelé le rôle joué par le président du Conseil régional du Haut-Sassandra dans le processus électoral au moment de la confection de la liste électorale. « C’est grâce à lui que nous avons pu évoluer dans l’organisation des élections de 2010. C’est lui qui nous a permis de valider la liste électorale. Quand c’était coincé, je lui ai demandé d’aller discuter avec ceux qui étaient en face. Ce qu’il a accepté. Et plus tard, il m’a appelé pour dire que les positions s’étaient ramollies, et nous avons pu avancer. Bouréima Badini peut témoigner puisqu’il était présent », a-t-il révélé sous un tonnerre d’applaudissements.

Cyrille DJEDJED (Envoyé spécial)

L’inter

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