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Présidentielle 2015: Voici Pourquoi Ouattara doit s’inquiéter

ouatara et les 4 autres

Les prochaines joutes électorales s’annoncent électriques. A 5 mois de l’élection présidentielle, la situation politique tend à être similaire à celle que nous avons connue en 2010.

En effet, lors de l’élection présidentielle passée, les trois partis qui ont déterminé l’avenir de paysage politique ivoirien étaient le PDCI de l’ex-président Henri Konan Bédié, le LMP du Laurent Gbagbo et le RDR de l’actuel président Ivoirien Alassane Ouattara.

A cette échéance électorale, le premier tour vit s’affronter quatorze candidats. Mais Laurent Gbagbo, président sortant et Alassane Ouattara, ancien premier ministre sont arrivés en tête du premier tour avec respectivement 38,04 % et 32,07 % du suffrage. Ils ont distancé Henri Konan Bédié qui avait lui 25,24 %.

Au second tour, grâce au jeu des alliances, Alassane Ouattara a été proclamé vainqueur sous la bannière RHDP avec 54,10 %.

Aujourd’hui, nous constatons que nous allons dans ce même schéma avec encore, comme en 2010, trois forces politiques à savoir : le Rassemblement des Houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP), la Coalition nationale pour le changement(CNC) et l’Alliance des forces démocratiques(AFD).

Le président Alassane Ouattara, candidat du RHDP dès le premier tour aura donc fort à faire. Il devra avoir la majorité absolue, c’est-à-dire plus de 50% du suffrage exprimé. Dans le cas contraire, il devra affronter soit un candidat issu de la CNC ou de l’AFD.

 

« L’Appel de Daoukro » n’est-il pas une erreur ?

 

Il est évidant qu’en cas de second tour, le scenario se compliquera pour le président Ouattara, car étant candidat unique de son bloc politique, il n’aura plus de réserve de voix.

En effet, avec l’Appel de Daoukro, les partis politiques membre du RHDP ont décidé de porter une candidature unique dès le premier tour.

Cela dit, en attribuant toute leur force dès le premier combat électoral, ils désirent faire un « chaos ». Toutefois, l’expérience nous a montré que lors du premier tour, le suffrage exprimé est moins élevé que lors du second tour. (Au second tour de la présidentielle de novembre 2010, le suffrage exprimé était de 97,89%). Pour ce faire, il faudra que le camp présidentiel mobilise ses militants de base et ceux des partis alliés pour donner la chance du deuxième mandat au président Ouattara.

 

Les jeux d’alliances

 

« La politique est la saine appréciation des réalités du moment. »

En cinq ans de gouvernance, le bloc RHDP s’est affaiblit. Le PDCI grand allié du RDR s’est alanguit après l’Appel de Daoukro.

« L’appel de Daoukro » est ce discours prononcé par Henri Konan Bédié sur sa terre natale, Daoukro en septembre 2014, dans le but de soutenir l’actuel président Alassane Ouattara dès le premier tour de la prochaine élection présidentielle.

Mais le jeudi 26 février, quatre cadres du PDCI-RDA, et non des moindres, ont donné une conférence de presse commune pour officialiser leur désaccord avec un ralliement en faveur du Rassemblement des républicains (RDR) d’Alassane Ouattara pour le scrutin présidentiel.
Il s’agit de l’ancien premier ministre Charles Konan Banny, de l’ancien ministre d’Etat, ministre des affaires étrangères, Essy Amara, de Jérôme Brou Kablan et de Kouadio Konan Bertin dit KKB.

A ce propos, ce jeune cadre du PDCI est l’un des premiers à désavouer le président de son parti : « Il [Bédié] parle d’une alternance en 2020, mais vous pensez vraiment qu’Hamed Bakayoko ou Guillaume Soro vont rester les bras croisés ? », avait-il affirmé dans un discours.

Même son de cloche au MFA où son président fondateur et membre du RHDP, Anaky Kobena a avoué son désaccord à l’Appel de Daoukro.

Puisque la nature a horreur du vide, ces électrons libres ont commencé à se greffer sur d’autres blocs politiques.

Ainsi, certains d’entre eux ont mis en place la CNC, qui regroupe les cadres du FPI (tendance Sangaré) et plusieurs leaders de l’opposition (Mamadou Koulibaly, Doumbia Major…)

D’autre part, une partie de l’opposition est composé du FPI (tendance Affi) et de ses alliés. Ils sont regroupés au sein de l’AFD.

 

Vu la situation actuelle, la probabilité pour que le CNC et l’AFD soient alliés est plus grande que tous les autres éventualités.

Les enjeux sont donc énormes pour le président de la République, Alassane Ouattara, qui doit pour plus de garantir gagner l’élection présidentielle dès le premier tour.

Source imatin

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