08242017Headline:

Présidentielle ivoirienne 2020 : Où est l’intérêt du peuple dans ce jeu macabre ? Le pays va mal

Présidentielle ivoirienne 2020 : Où est notre intérêt dans ce petit jeu macabre ? Telle est l’interrogation de Innocent Gnelbin, président de 2IDé. Dans son édito n°009.

Depuis le début de cette année 2017, les confrontations directes et indirectes entres les principaux acteurs politiques se succèdent. En vue de s’imposer à terme (2020) comme Président de la République de Côte d’Ivoire.

En politique, les confrontations sont de bonne guerre. Du moins tant qu’elles ont pour finalité le bien-être de la cité. La politique est belle lorsqu’elle tire toute sa légitimité de la souveraineté des peuples. Toute chose qui induit généralement la souveraineté nationale.

Seulement, sous nos tropiques, quand les confrontations commencent, la peur gagne les populations. Pourquoi et comment sont-ils arrivés à faire peur à leur peuple à chaque fois que le rapport de force politique s’engage officiellement ?

Pour cette classe politique, le pouvoir est une fin en soi. Le pouvoir n’est pas vu comme un moyen. En vue de faire progresser la société, mais une finalité, la fin de toute chose. Sur cet angle, l’on peut aisément comprendre que ces leaders soient prêts à tout. Pour le pouvoir.

En effet, vu sous l’angle de ce que le pouvoir est un prestige, l’aboutissement de toute chose, l’on ne peut que se donner des moyens très peu recommandables. Pour le conquérir ou s’y maintenir.

Dans toutes ces officines, ils partagent bien la célèbre formule attribuée à la philosophie politique de Machiavel dans Le Prince : « la fin justifie les moyens ».
Dans cette absolue finalité, niant souvent même le temps et la fin naturelle de toutes choses, ils nous entraînent constamment dans des guerres fratricides avec des conséquences dont les effets restent visibles à ce jour.

Présidentielle ivoirienne 2020

Les peuples, contrairement à ce qu’ils pensent avec suffisance, n’ont pas la mémoire courte. Ils ont appris de leurs erreurs (suivisme – clanisme – tribalisme – …) dans la douleur.

Aujourd’hui, les mêmes travers ont repris et comme l’histoire reste un témoignage, les mêmes faits, causes de désolation, sont à l’identique en cours. De telles sortes que légitimement la peur s’empare de nos populations.

De cette lutte politique qui s’est de plus belle engagée, aucune de ces tensions palpables n’a pour fondement des positionnements idéologiques ou politiques dans le sens des grands enjeux de notre société.

Est-ce une bataille pour imposer une vision de la société humaniste dite de gauche ou une société libérale de droite ? Non ! Est-ce une bataille sur l’orientation de la gestion du pays du point de vu économique, politique et social ? Non !

Un de ces acteurs a-t-il posé clairement les problématiques suivants ? De la nation qui reste une entrave au développement de notre pays ? Du pain qui demeure une entrave à l’épanouissement de nos braves populations ? De la nationalité : une préoccupation qui mérite d’être posée là où elle est en principe la base d’une nation forte et prospère ?

De la corruption qui gangrène tous les secteurs de notre société, à commencer par l’exécutif ? Un tel pays donne très peu de chance à la bonne gouvernance donc au bien-être du grand peuple.

Du foncier rural notamment qui est bafoué des suites des crises incessantes que notre pays a connues et qui malgré les lois dites progressistes, sur le terrain demeure une problématique extrêmement inquiétante pour la paix sociale ?

De la prospective liée à notre société ? Quelle Côte d’Ivoire démocratique et moderne de ce fait, pouvons-nous avoir dans 50 ans. Et quelle Côte d’Ivoire voulons-nous donc dans les dix prochaines années ?

Le pays va mal

Bref, aucune préoccupation des populations ne fait l’objet de l’attention de tous ceux qui prétendent être les détenteurs de remèdes miracles en 2020. Ce qui nous est donné de voir, ce sont des combats tournant autour des postes et du positionnement des uns et des autres.

Chacun veut être l’élu non pas pour un programme politique et idéologique qu’il défend mais pour sa personne et son clan. Hélas, le pays vit sous la musique assourdissante de ces tam-tams que ces messiers tapent et pour laquelle ils voudraient nous imposer à tous de danser.

Et pour ces enjeux-là, chacun affûte ses armes. Ces armes sont l’argent, les armes de guerres et les réseaux occidentaux, notamment français en particulier. Pour ce point, il est à regretter que l’élection se gagne en France et non dans les urnes.

Quand les réseaux français vous adoubent, vous êtes rassuré par des manœuvres et d’autres de vous imposer au peuple foulant ainsi par la tricherie et la corruption sa souveraineté. D’ailleurs ces derniers temps, ils sont tous en France chaque mois.

Pour tout dire, la Côte d’Ivoire va mal. Elle est malade en grande partie de ces acteurs politiques. Et cette maladie perdure par le refus obstiné des peuples d’ouvrir les yeux vis-à-vis de la plaie que cette manière de faire la politique représente.

De fait, la Côte d’ivoire doit connaitre un bouleversement qualitatif. Et pour se faire, les ivoiriens doivent se réveiller de leur long sommeil. Il le faut nécessairement. En partie pour de nombreuses générations sacrifiées par ces politiques nombrilistes. Mais aussi et surtout pour nos enfants et nos petits enfants.

Réveillons-nous ! Sinon ils vont finir par nous faire vivre encore une de ces crises de laquelle difficilement nous nous remettrons. Nous sommes plus de soixante ethnies et nous avons une communauté de destin.

Pour l’Initiative Ivoirienne pour la Démocratie et le Développement
Le Président
Innocent Gnelbin

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