10302020Headline:

Presidentielles 2015, le plan Ouattara

ouattara dans le iffou

Le procès aux Assises des proches de Laurent Gbagbo s’ouvre ce mercredi à Abidjan. A quelques heures de cet important événement, le président du FPI, Pascal Affi N’Guessan a animé une conférence de presse où il a fustigé l’attitude des autorités ivoiriennes. « Procès des 90 pro-Gbagbo en Assises : le FPI tape du poing sur la table », livre Le Temps à sa Une. « C’est une illustration de plus de la justice des vainqueurs à l’oeuvre en Côte d’Ivoire et à La Haye depuis le 11 avril 2011 (…) En engageant ce procès maintenant, le régime Ouattara veut enfin décapiter l’opposition à l’approche des échéances électorales de 2015 et, au-delà de ces élections, il veut faire reculer la Côte d’Ivoire au temps du parti unique », commente le quotidien.

Cette sortie de l’ancien Premier ministre est commentée différemment par Le Patriote. « Affi tremble déjà et crie au complot », titre à sa Une le journal. « Depuis l’annonce de l’ouverture du procès des pro-Gbagbo dans les évènements de la crise post-électorale qui a fait 3000 morts, le président du FPI, Pascal Affi N’Guessan, l’un des accusés a perdu sa sérénité. Hier, au cours d’un point-presse, l’ex-prisonnier de Bouna n’a pas hésité à crier à un complot politique. Complot qui, selon lui, vise à décapiter et museler l’opposition à l’approche des échéances électorales de 2015 », écrit le quotidien.

Pour sa part, Soir Info se penche sur le cas de Simone Gbagbo, l’une des accusés. « Des révélations sur ce qui se prépare pour Simone Gbagbo », peut-on lire à la Une du journal. « ”Je ne pense pas que les autorités souhaitent la libération de Simone Gbagbo avant la présidentielle de la fin 2015” , murmure un cadre du Rassemblement des républicains (RDR, au pouvoir). « Si Alassane Ouattara veut être en adéquation avec la CPI, il va être obligé de faire qualifier un peu plus les charges retenues par la justice ivoirienne , glisse un conseiller à la présidence. En clair, un second procès pour crimes de sang tomberait à pic pour éviter que l’épouse de Laurent Gbagbo ne sorte de prison. « Ses conditions de détention seront assouplies, pronostique ce conseiller. Elle ne sera plus au secret dans le Nord; elle sera en résidence surveillée près de chez elle et aura des soins médicaux mieux adaptés et plus réguliers », écrit le quotidien qui cite Jeune Afrique.