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Présidentielles 2015:Voici Ce que Gbagbo pense réellement de Banny, Essy, KKB et Affi

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Très proche de Laurent Gbagbo, ex-président de la République de Côte d’Ivoire, Souhoné Zéphirin a, à deux mois des élections présidentielles, a livré des secrets sur des acteurs de la scène politique ivoirienne, au cours d’un entretien qu’il nous a accordé à Gagnoa.

Parlant de l’ex-Premier ministre Charles Konan Banny, qui se montre de plus en plus préoccupé par le cas de l’ancien chef de l’Exécutif ivoirien détenu à la Haye, M. Souhoné pense qu’il n’est pas le pion de Laurent Gbagbo. Ce, d’autant plus que l’ancien gouverneur de la Bceao, par son mutisme, aurait donné le sentiment qu’il est complice du casse des représentations de la Bceao dans les zones sous le contrôle de l’ex-rébellion. « Gbagbo lui a toujours reproché beaucoup de choses. Du temps où il était gouverneur de la Bceao et que cette banque de l’Afrique de l’Ouest a été dévalisée. La Bceao appartient à tous les Etats de la sous-région, même si la Côte d’Ivoire a une position dominante. Jusqu’à présent, Banny ne nous a rien dit. Aucune plainte n’a été déposée, ce qui voudrait dire qu’il y est pour quelque chose», dit-il de Charles Konan Banny, candidat aux élections présidentielles d’octobre 2015. «Banny a été certes Premier ministre de Laurent Gbagbo, mais c’est par la volonté des Français et au nom de la paix dans le pays. Les Français ne voulaient plus d’Affi N’guessan comme Premier ministre pour prendre un homme de la droite. Ils ont proposé Banny. Il sait le comportement qu’il a eu envers Gbagbo lorsqu’il était Premier ministre. Donc Laurent Gbagbo n’a pas Banny dans sa tête», a-t-il renchéri.

Pour lui, nombreux sont ceux qui pensent connaître l’ex-chef de l’État, alors qu’ils se trompent. Laurent Gbagbo, aux yeux de son ami, n’aime pas le vol. La preuve, le vieux Souhoné évoque l’emprisonnement des barons de la filière café-cacao, alors que ceux-ci étaient très proches de lui. «Il n’a pas hésité à mettre en prison des proches dans le scandale de la filière café-cacao. Angeline Kili a un lien de parenté avec Gbagbo, mais il l’a fait arrêter. Moi-même, Gbagbo ne m’a pas parlé parce que j’ai pris l’argent d’une commission pour résoudre un problème. Donc, il n’a jamais apprécié le mutisme de Banny sur les vols de la Bceao. Il a des comptes à nous rendre», a-t-il révélé.

Parlant de l’ex-ministre des Affaires étrangères, Essy Amara, il a révélé que ”Gbagbo a toujours éprouvé une très grande admiration pour deux diplomates en Côte d’Ivoire. Il s’agit de feu Usher Assouan et Essy Amara”. « Quand le Félix Houphouët-Boigny est mort, Gbagbo l’a (Essy Amara) fait revenir parce que c’est l’une des valeurs sûres du pays. Mais, on n’a pas compris son silence pendant la crise post-électorale, alors que Gbagbo avait besoin de son aide afin de mener une offensive diplomatique face aux nombreux mensonges. Il est resté silencieux. Regardez le vieux Bernard Dadié qui, malgré le poids de l’âge, dénonce toujours l’arbitraire », a-t-il confié.

S’agissant de Kouadio Konan Bertin (Kkb), notre interlocuteur fera savoir que Gbagbo le porte dans son cœur. Il pense que Kkb a beaucoup appris, dans la mesure où il ne manque pas de prendre ses responsabilités quand il le faut. « (…)Lorsque Bédié a dévié, il a pris ses responsabilités pour taper du poing sur la table. KKB dénonce des pratiques qui sont contraires à la vision politique de feu Houphouët-Boigny. Gbagbo a toujours eu beaucoup d’estime pour ce jeune, tout comme pour Soro Guillaume, Ahipeaud Martial et autres. (…) », a-t-il précisé. Ce proche de Gbagbo n’a pas non plus occulté la crise qui frappe le Front populaire ivoirien (Fpi). Il dénonce le comportement de certains des cadres de ce parti qui, à ses yeux, ne connaissent pas véritablement le Fpi. «Le président a tellement fait confiance à Affi qu’il lui a confié, sans hésiter, le poste de Premier ministre, puis la présidence du Fpi. C’est une de ses erreurs. Des gens ne savent pas comment le Fpi est né. C’est dans les meetings, dans les archives qu’ils ont eu beaucoup d’informations», a-t-il ironisé. Pour finir, il s’est interrogé sur les raisons qui ont empêché le président de la République, Alassane Ouattara, de modifier la Constitution.

Venance KOKORA à Gagnoa

L’INTER

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