07232017Headline:

Proces à La Haye: Ce que disent les victimes de Duékoué à l’opinion internationale

victime crise post-elèctorale

Procès ou demi-procès ? En vérité, ce qui se passe à La Haye depuis le 28 Janvier 2016 n’est qu’une honteuse parodie de procès, conformément aux réserves émises par les victimes de Duékoué et les démocrates du monde entier depuis la déportation du Président Laurent GBAGBO une nuit du mois de Novembre 2011.

La nuit du 18 Septembre 2002, notre pays qui dormait paisiblement, la Côte d’Ivoire, a été attaqué par une rébellion sauvage et sanguinaire. De nombreux hommes d’Etat, des officiers supérieurs de notre armée nationale ont été lâchement assassinés par des criminels entraînés à ôter la vie à autrui comme des vampires. Terreur et indescriptible horreur ont été notre lot quotidien pendant de longues années, quand les autorités de France, du Burkina et du Sénégal, appuyées par leurs médias, se plaisaient à traiter les Ivoiriens et Laurent GBAGBO de xénophobes ou d’ivoiritaires, saluant et bénissant ainsi ce terrorisme qui décimait à haute échelle des vies innocentes mais aussi et surtout leurs propres consciences d’hypocrites.

Oui, tels des négriers des temps modernes, ils se sont acharnés, avec haine et rage le plus souvent, à vouloir nous imposer l’inacceptable par tous les moyens. Des accords de paix pour sorciers eux-mêmes envoutés par leur propre esprit de domination et de nuisance à Marcoussis, des résolutions onusiennes périodiques, contraires à l’éthique, à la morale et à la justice, bref, ils ont tout tenté, tout essayé et ils ont échoué devant la détermination du peuple de Côte d’Ivoire alors orphelin mais qui, toujours debout, a vaillamment résisté à l’ensevelissement de sa conscience collective et de sa nation qui déjà comptait, avant l’an 2000, vingt six pour cent d’étrangers.

Perdus un tant soit peu dans les méandres de leurs pirateries d’un autre âge, ces primitifs à la barbarie consommée, dans leur convoitise exacerbée des richesses de notre sol, ont commis l’erreur fatale de ne compter que sur leurs mensonges et leur sens consommé du terrorisme. En conseillant à leur protégé OUATTARA de signer un décret de nomination des mercenaires de la sous-région ouest africaine en f.r.c.i. le 17 Mars 2011 depuis son q.g. à l’hôtel du Golf, en lui offrant une télévision comme ils avaient ouvert leurs chaînes cryptées à la rébellion en 2002, en appelant les armées du Nigéria, du Burkina, du Sénégal , de la France et de l’O.N.U. à massacrer les Ivoiriens , les agresseurs de notre pays étaient loin , très loin de savoir qu’ils venaient ainsi de libérer notre chère Côte d’Ivoire.

En effet, s’il est vrai et indéniable qu’ils n’ont fait que causer de nombreux cortèges de morts dans les rangs des patriotes ivoiriens, en collaboration avec tous leurs brigands qui nous avaient envahis à la faveur de la sécession du pays toute la décennie qui avait précédé, il est tout aussi clair qu’aujourd’hui, leur embarras est des plus grands, eux, venus nous attacher pour nous jeter dans le feu de la destruction mais qui se retrouvent ligotés et bloqués à l’orée de ce feu qui court maintenant (miracle !) vers eux.

Nous voici à La Haye depuis le 28 Janvier 2016, à la périphérie d’un semblant de procès ou d’un demi-procès, avec, à la barre, encore s’ils en sont vraiment, deux des protagonistes GBAGBO et BLE Goudé, tous du même camp, le camp de ceux qui ont été mortellement agressés le 18 Septembre 2002 puis n’ont fait qu’appeler à la paix dès 2002, ainsi qu’en 2010 et 2011 ! Où sont donc les agresseurs que la C.P.I. se refuse à arrêter ? Et madame la Procureure de s’embourber en croyant nous intimider : ‘’nous ne sommes pas ici pour évoquer qui a gagné ou qui a perdu les élections de 2010’’. Vache ! Ah, bon ?

Dans une Cour de justice qui joue sa propre crédibilité et son avenir, cette dame, devant l’ampleur suicidaire de sa foireuse mission, veut nous imposer que l’on ferait mieux de s’intéresser aux effets, rien qu’aux effets, plutôt qu’à la cause. Mais enfin, si à la Cour Pénale Internationale qui est une tribune mondiale pour l’éclatement de la vérité, on ne recompte pas les voix, il sûr que cet acte indispensable et majeur n’aura point lieu après le déluge que BENSOUDA croit qu’elle est ! Quelle audace mal inspirée ou maladresse de sa part puisque leur prétendue crise postélectorale est née de leur refus du recomptage des voix, avec pour maîtres de cette œuvre sordide, monsieur BAN KI Moon et son bras droit CHOï, deux dieux au-dessus de notre Conseil Constitutionnel !

Madame Fatou BENSOUDA qui avait déjà donné la preuve d’un faux procès en Février 2013 suite à sa vidéo kenyanne, aurait-elle le courage de démissionner après nous avoir dit elle-même aussi, la vérité, toute la vérité, tant son discours est digne des ténèbres  car véritablement sorti des dites ténèbres ? Son concerto juridique est des plus scabreux, c’est pourquoi chaque jour que Dieu fait, les victimes de Duékoué se rient éperdument du ridicule qu’elle et son équipe de mercenaires (accusation et témoins) exposent.

Les victimes de Duékoué, pour beaucoup d’entre elles, disent en chœur qu’il n’y a pas plus grande mort que la fin Mars 2011 à Duékoué, le 20 Juillet 2012 de Nahibly, et les nombreux massacres ignorés par madame la Procureure depuis 2002 à Fengolo, jusqu’en 2005 à Guitrozon et Petit-Duékoué, massacres perpétrés par les mêmes illuminés qui ont endeuillé Anonkoua Kouté, Yopougon, Abobo Doumin, Tabou, San Pedro et autres villes et villages ivoiriens en 2011, bien après le 11 Avril de cette même année. Sur ces massacres que la Procureure feint d’ignorer, les victimes de Duékoué et les patriotes ivoiriens se disent prêts à témoigner à visage découvert, au contraire de ses témoins qu’elle aurait bien voulu encagouler ou emmurer.

Les victimes de Duékoué reprochent à la Procureure BENSOUDA d’avoir travesti la prestigieuse Cour Pénale Internationale, au-delà de leur douleur, en un théâtre ou un cirque où, comme dans une fiction à vite rejeter, l’irréel est pris pour le réel, le faux supplante le vrai pour le dominer sans partage et sans concession aucune car ici, l’envers, écrasant sans détail l’éthique et la morale, devient à son tour l’endroit. Bref, un théâtre ou un cirque dans lequel même la pensée du grand Albert CAMUS, maître de la théorie de l’absurde, ne serait qu’une simple bactérie ou un microbe dissout car vite pulvérisé. Mais malgré tout, un triste théâtre dans lequel la Procureure et son équipe croient exceller. Sacrée BENSOUDA !

L’octogénaire Victor, qui a perdu ses quatre fils sous les rafales des kalachnikovs d’Amadè OUEREMI et ses braqueurs du parc du mont Péko en Mars 2011, dit de notre altesse la Procureure : ‘’elle est fôri, hein !’’, entendons par-là, ‘’elle est forte, hein !’’. Sans commentaire.

Nous voici donc à La Haye, depuis ce 28 Janvier 2016, comme si nous étions au Palais de justice d’Abidjan. Même décor ou tableau, même scénario et même argumentaire. Mais de La Haye à Abidjan, les accusés, en fait les victimes d’une méchante cabale internationale, les patriotes et les démocrates du monde entier avec eux, sont tous relax, affichant une sérénité déconcertante qui ébranle au point de les paniquer leurs accusateurs.

Des vaincus qui, en pleine partie du même match, avec d’illustres personnalités à la réputation irréprochable comme témoins, s’éclatent quand les prétendus vainqueurs eux, maîtres et obligés, font profil bas, sont muets et peinent dans une gêne des plus grandes. La honte et un stress périlleux emballent les cœurs et les nerfs des accusateurs ici à Abidjan comme là-bas à La Haye, ils s’embrouillent davantage à chaque pas et à chaque mot qu’ils avancent, ils cherchent quelque part un introuvable répit et leur propre nasse sans relâche vient, lentement mais sûrement, pour se refermer sur eux, englués qu’ils sont dans leur haine et leur indécrottable mépris pour les patriotes que nous ne cesserons jamais d’être.

De leurs bouches, bourdes et lapsus involontaires se succèdent dans un cycle des plus vertigineux, celui même de leur décadence totale. Ils refusent que le rebelle ou le criminel soit désigné par son nom ou qualificatif, qu’un président de la république (ô sacrilège !) ne le soit plus pour l’avoir décemment été. On est où là ? Le subconscient ou le tréfonds de l’âme de chacun de ces accusateurs est constamment trahi par leurs paroles et actes déplacés, au grand dam des maîtres cachés qui les ont mis en mission (les pleutres).

A croire même aussi que leurs corps et leur sang fourmillent d’innombrables asticots, tant ils se démènent, s’éreintent et s’étiolent déjà, tels des petits diables. Ils s’essoufflent donc sous yeux, écrasés par le feu roulant des questions des avocats de la défense qui n’ont pas encore passé la vitesse supérieure, eux qui avaient programmé plusieurs autres années de détention arbitraire pour les otages que sont GBAGBO et BLE Goudé. Quelqu’un n’avait-il pas prédit, bien avant le début de cette sale guerre menée contre nous depuis Septembre 2002 que le combat des patriotes ivoiriens serait avant tout d’ordre spirituel ? ‘’Ne vous attaquez pas à la Côte d’Ivoire, sinon ce sera votre tombeau !’’, avait aussi prévenu Jacques VERGES, trois mois avant la meurtrière résolution 1975 de l’O.N.U. du mois de Mars 2011.

Entre nous, à défaut d’être un fervent croyant (nous n’avons pas la moindre prétention de l’être plus qu’autrui), pour qui aime la vérité, aime son prochain et a toujours la crainte de Dieu en son cœur, nous avons là, devant nous, des signes indiscutables d’une victoire assurée. Parce que nous, patriotes et démocrates, nous reconnaissant comme de simples et pauvres créatures, nous n’avons jamais eu la prétention saugrenue de nous comparer au Créateur ou de le défier. Nous avons terriblement souffert de la méchanceté et de l’injustice de la communauté internationale, des années durant.

Mais voici qu’à partir du 28 Janvier 2016, nos cœurs de patriotes, dans une totale harmonie, palpitent de joie, de bonheur et de sérénité, comme pour nous confirmer qu’après en avoir payé un lourd tribut par nos larmes et par notre sang, notre volonté de liberté totale va être assouvie avec le prochain retour parmi nous de Laurent GBAGBO et de BLE Goudé, sans oublier tous ces illustres et anonymes patriotes, eux aussi en mission dans les geôles ivoiriennes !

En attendant, à vous patriotes ivoiriens et africains mais surtout à vous, patriotes de la diaspora, panafricanistes et démocrates abonnés aux pavés d’Occident ou ayant élu résidence autour de Scheveningen à La Haye, à vous toujours debout pour la vérité, la justice, la démocratie et la liberté, les victimes de Duékoué disent infiniment grand merci. La lutte continue, sans kalachnikov et sans amulette ou gri-gri ! Mais ensemble, gardons un œil vigilant sur Duékoué, où des velléités d’exhumation des nombreux charniers, sur fond de menaces directes de la part de ceux qui veulent faire disparaître toute preuve, semblent renaître ces jours-ci. Duékoué va-t-elle connaître d’autres massacres ? Prévenir vaut mieux que guérir.

Pour le collectif des victimes de Duékoué (Carrefour & Nahibly) : Emmanuel Caleb, porte- parole, le 22 Février 2016.

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