06232017Headline:

Procès de Gbagbo / Le camp Sangaré FPI révèle : « Abéhi a témoigné sous la contrainte contre Gbagbo »Voici la copie

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Le camp Sangaré au Fpi révèle : « Abéhi a témoigné sous la contrainte contre Gbagbo »Voici la copie

La déclaration du camp Sangaré ne donne pas de détails précis sur l’audition d’Abéhi par la Cpi
Le Front populaire ivoirien (Fpi-clan Abou Drahamane Sangaré) a produit, dimanche 10 juillet 2016, une déclaration au vitriol, sur le procès en cours à la Cour pénale internationale (Cpi) contre Laurent Gbagbo et Blé Goudé, suite à l’audition de Joël N’Guessan, Porte-parole du Rassemblement des républicains (Rdr).

Il ressort de cette déclaration « n° 11 sur le procès de la honte », dont copie nous a été servie, que le commandant Jean-Noël Abéhi, officier de gendarmerie, chef de l’ex-Groupe de l’escadron blindé (Geb) de la gendarmerie, a témoigné sous la contrainte, contre Laurent Gbagbo. « Comme si le mensonge de Monsieur Joël N’Guessan ne suffisait pas, le régime vient de contraindre, sous la torture, le commandant Jean-Noël Abéhi, exfiltré de la prison, pour témoigner, par visio-conference, contre Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé ».

Le hic, c’est que le Fpi-camp Sangaré Abou Drahamane est resté vague sur l’audition du commandant Abéhi par la Cpi. Il n’apporte aucun élément d’appréciation pour étayer sa déclaration, et apporter de la crédibilité à son information. Le signataire, Alphonse Douati, Secrétaire général et Porte-parole de ce groupe du Fpi, ne donne ni le lieu où il a témoigné ni la date, encore moins le nom de la prison d’où Abéhi, aurait été extrait pour témoigner contre Gbagbo. Le camp Sangaré ne dit pas non plus qui a interrogé Abéhi et en présence de quelle autorité judiciaire ou militaire ivoirienne. On est donc dans un flou total. Il reste néanmoins que ces « Gbagbo ou rien » ne font pas de cadeau à Joël N’guessan, dont le comportement « haineux, agressif, nerveux, arrogant, avec une bonne dose (…), de mensonge et de mauvaise foi » a été dénoncé.

Pour le clan Sangaré, « Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé sont otages de l’impérialisme, à travers son instrument dénommé Cour pénale internationale (Cpi) ». Le Fpi-Sangaré « retient qu’après le passage de ce douzième témoin à la barre, en la personne de Joël N’Guessan, aucun des témoins qui se sont succédé à la barre, n’a pu établir la preuve matérielle de l’existence du prétendu « plan commun » pour exterminer les populations du Nord de la Côte d’Ivoire, d’ethnie « Dioula » et de confession musulmane ».

Alphonse Douati soutient que l’opinion réalise aujourd’hui que « c’est sur la base des allégations mensongères tirées des coupures de presse proche du Rdr, et sur la base de faits préfabriqués dans des officines dudit parti, que la Cpi accuse le président Laurent Gbagbo ». De là à exiger la libération de celui qui est accusé de crimes contre l’humanité, il n’y a qu’un pas que le clan Sangaré a allégrement franchi. « Le Fpi s’insurge contre ce complot politico-militaire et juridique, ourdi par le système politico-financier mondial à l’encontre du président Laurent Gbagbo, exige la libération pure et simple des accusés que sont, le président Laurent Gbagbo et le ministre Charles Blé Goudé », lit-on dans le texte.

Armand B. DEPEYLA

 linfodrome.com, 

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