05252017Headline:

Procès des pro-Gbagbo De nouvelles révélations tombent sur le Gal Kassaraté: ce qu’il a fait

proces

Après Jean Noël Abéhi, les prévenus Yao Kouakou Kan Roland, Gnaolé Beugré, Fofana Abou, Saganoko Mory Ogou Valentin sont passés à la barre hier. Lors de sa comparution, les officiers supérieurs de gendarmerie ont donné leur version des faits, lesquels comproment le commandant Séka Séka.

Dans son audition, Jean Noël Abéhi a fait de nouvelles révélations sur son chef hiérarchique d’alors. Selon ses dires, le Général Tiapé Kassaraté, Commandant Supérieur de la Gendarmérie au moment des faits aurait non seulement ordonné les tirs d’obus mais qu’en plus, il a demandé et obtenu le transfert du coffre-fort de la gendarmerie chez lui, à son domicile. 

De son côté, Yao Kouakou Kan Roland a expliqué avoir fait descendre les caissons de missiles et autres matériels pour qu’ils ne désagrègent pas le camp de gendarmerie d’Agban, en cas d’attaque.

« J’ai fait également descendre le château d’eau et les caisses de munitions. Il y avait deux magasins d’armes à l’école. Il y avait un magasin d’armes à terre du côté de la soute et un autre en hauteur. Je les ai tous rassemblés dans le souci de vider l’école de tout ce qu’il y avait comme danger. Donc ces munitions ont été emportées vers la Présidence et les missiles étaient restés dans la salle du service général à proximité des salles de cours. Quand j’ai fini, j’étais fatigué car ces matériels sont lourds. J’étais assis devant le service général quand j’ai entendu un coup de feu. J’ai demandé ce qui se passait. Ceux qui étaient présents m’ont dit que le commandant Séka avait tiré dans la jambe d’un élève-officier. Quand je me suis rendu à l’endroit des faits, je me suis rendu compte que c’est l’élève-officier Tiapo qui avait reçu une balle. J’ai dit au Commandant qu’on se devait d’être solidaire », a-t-il ensuite précisé.

Or, lors de son audition devant le juge d’instruction, le commandant Séka Yapo avait expliqué que le coup de feu était parti de manière accidentelle pendant qu’il s’était engagé dans une lutte avec le  son frère d’arme pour le désarmer.

Toujours selon l’officier Supérieur de la Gendarmerie Kouakou Kan, il n’avait pas particulièrement besoin de se rallier aux nouvelles autorités car celui effectué par le Général Kassaraté au Golf Hôtel était valable pour tous les éléments de la Gendarmerie nationale.

De son côté, l’officier supérieur de gendarmerie Gnaoulé Beuglé Clément a corroboré les propos qu’il avait déclaré au juge d’instruction.

Selon lui le commandant Séka Séka les avait accusé d’être des lâches parce qu’ils refusaient de faire sortir les engins blindés de la gendarmerie.   Il n’avait pas le pouvoir de donner l’ordre » de mettre à la disposition du commandant Séka les engins blindés. Une déclaration qui confirme à tout le moins, l’intention du commandant Séka de se munir illicitement d’armes et de munitions de guerre.

Les officiers supérieurs de gendarmerie ont été entendu hier sur le chef d’accusation de violation de consignes.

(A.D)

SourceIM

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