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Procès Gbagbo du 7 Juillet 2016/“huis-clos” total -Mais Qui peut bien se cacher derrière ce témoin mistérieux?Devinez!

abehi

Procès Gbagbo: Black out total sur le témoignage en cours. Qui peut bien se cacher derrière ce témoin mistérieux?

Le procès de la CPI contre le président Laurent Gbagbo et le ministre Charles Blé Goudé a repris. La particularité de cette audience c’est qu’elle se déroule à “huis-clos” total. Ce qui revient à dire qu’elle va au-delà de la décision du juge Cuno Tarfusser de restreindre le droit du publique en dehors de la Hollande à suivre le procès.

Conformement à la décision de la Chambre de première instance du 16 juin 2016 lue par le juge Cuno Tarfusser, «les audiences en cours dans l’affaire Gbagbo-Blé Goudé ne seront pas retransmises directement (…) et ce en vue de renforcer les mesures de protection des témoins ». Le juge Cuno Tarfusser a également précisé que «la diffusion publique et le compte-rendu du procès seront retardés jusqu’à ce que toute l’audition du témoin soit purgée et recoupée avant de le mettre à la disposition du public ». Dans le même temps, le juge Cuno a donné instruction au greffe pour que soit collecter «des informations sur l’identité des personnes avant leur accès à la galerie du public… ».

Comme annoncé lors de l’audience du mercredi 16 juin 2016, le témoin d’aujourd’hui bénéficie de mesures spéciales de protection pour masquer son identité. Ainsi, en plus de la non diffusion “immédiate” du procès de ce jour, le témoin fait sa déposition par vidéoconférence et sera, nous apprend une source, ponctué de plusieurs séance à huis-clos.

Qui pourrait se cacher derrière cette déposition à huis-clos?

Malgré les mesures prises par le juge Cuno Tarfusser pour sécuriser l’identité du témoin du jour, les Ivoiriens ne sont pas restés les bras croisés pour essayer de démasquer le mystérieux témoin du jour. Des noms fusent de toute part sur la toile.

Ainsi, le cyberactiviste Steve Beko croit savoir que le témoin du jour n’est autre que le commandant Jean-Nël Abehi, un des vaillants militaires de l’armée ivoirienne présenté longtemps comme un pro-Gbagbo. Steve Beko est soutenu dans son affirmation par le journaliste Simplice Allard du quotidien “LG-Infos”. Selon lui le commandant Jean-Nël Abehi est effectivement témoin à charge contre le président Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé. Il précise cependant que le commandant Abehi a été emmené de force pour témoigner. «Nous l’avons déjà écrit à LG infos dans nos éditions précédentes. Abéhi a bel et bien été enlevé mais nous ne savions pas les raisons. Chose faite depuis le dimanche 3 juillet, car nous savons désormais que cet enlèvement répond au souci de témoignage à charge pour par le compte du régime d’Abidjan. Nous savons aussi les promesses faites par le concerné, Abéhi, à ses codétenus à qui il a serrées les mains avant de se retirer sous forte escorte d’hommes en armes et encagoulés. Nous savons aussi que sa destination était le camp de gendarmerie d’Agban, en fait jusqu’au lundi 4 juillet 2016. Nous savons enfin qu’une salle devrait être aménagée pour lui à l’effet de son témoignage à la CPI par vidéoconférence», rapporte Steve Beko.

Selon Steve Beko, Simplice Allard aurait également précisé que le commandant Abehi a promis de ne pas trahir le président Gbagbo. «Le commandant Jean-Noël Abéhi a promis à ses codétenus de rester digne et qu’il ne trahirait pas le président Gbagbo. Çà aussi nous le savons à LG infos. En revanche, ce que nous ne savons pas, c’est ce qui est dans le cœur de l’Homme avec grand H. Cette science est réservée au Créateur», aurait souligné Simplice Allard.

Cela suffit-il pour conclure que le témoin mytérieux de ce jour serait le commandant Jean-Nël Abehi? Si oui, pourquoi le pouvoir Ouattara a laissé circuler le nom du commandant Jean-Nël Abehi alors que la CPI interdit formellement la divulgation de l’identité des témoins à charges. S’agit-il de faire de la diversion afin de cacher l’identité du véritable témoin de ce jour?

Il est peu-être important de mentionner que le nom du colonel-major Konan Boniface est également avancé comme étant le probable témoin de ce jour.

Qui est le pro-Gbagbo et commandant Jean-Nël Abehi?

Le commandant Jean-Nël Abehi, l’ancien chef de l’escadron blindé d’Agban, le plus grand camp de gendarmerie du pays, est connu pour sa position radicale sur la crise qui a sécoué le pays depuis septembre 2002. A une question d’un journaliste du quotidien ivoirien “L’Inter” qui voulait savoir si le commandant Abehi pensait que l’Accord politique de Ouagadougou pourrait pas mettre fin à la crise que connaît la Côte d’Ivoire, Jean-Nël Abehi a répondu qu’il était plutôt convaincu que la crise ivoirienne ne prendra fin que grâce à la guerre pour contraindre les rébelles à déposer les armes.

«Les politiciens font leur travail. Moi je suis militaire, je suis un homme de Dieu, je suis homme du métier des armes. Ce que je sais par rapport à l’histoire et par rapport à ce que nous voyons à travers le monde, c’est que quand il y a une rébellion dans un pays, on ne peut pas parvenir à une paix véritable par la force des accords. Pour qu’il y ait une véritable paix en Côte d’Ivoire, il faut que l’une des deux armées en conflit gagne la guerre. On ne peut pas contourner cela et dire qu’on va aller à la paix avec les accords signés sur papier. En tout cas, il y a très peu de chance que les accords – je ne sais plus combien les gens ont déjà signés – aboutissent à une paix véritable en Côte d’Ivoire. Si ça marche, tant mieux. Quant à moi, je suis convaincu qu’il y a une dernière guerre que je dois livrer contre l’ennemi pour une paix définitive en Côte d’Ivoire. Il y aura une guerre de libération et cette guerre, je vais la faire», a précisé le commandant Jean-Nël Abehi.

Plusieurs dépositions ont insinué que ce sont ses hommes qui auraient bombardé le fameux marché de Abobo Samaké. Est-ce donc pour cette raison que l’accusation veut l’entendre afin de savoir si les bombardements ont bel et bien eu lieu? Si oui, qui en a donné l’ordre?

Le huis-clos qui discrédite un peu plus le juge Cuno Tarfusser et ses paires

Ce procès, au cours duquel seulement  13 des nombreux 500 témoins de l’accusation ont déposé sans apporter la moindre preuve de la culpabilité des accusés, devient tant fastidieux qu’ennuyeux. C’est à croire que tout est mis en œuvre pour narguer et humilier les Ivoiriens et les Africains.

En effet, personne ne comprend que le procès de Simone Gbagbo se tienne publiquement à Abidjan en Côte d’Ivoire. Simone est pousuivie pour les même crimes que Laurent Gbagbo. Les témoins déposent tous à visage découvert sans être inquiétés. Pendant ce temps, le procès du président Laurent Gbagbo et du ministre Charles Blé Goudé se tient à près de 8.000 km des sites de crimes, des victimes et des protagonistes de la crise ivoirienne de 2010-2011. Mais ici à La Haye en Hollande que le procès se déroule avec des témoins cachés.

La décision du juge Cuno Tarfusser de tout cacher lors de ce procès est arrogante et suspecte.

Eburnienews

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